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MUSECLIO

Terminale STG Géographie : Population et développement en Chine et Union Indienne (3)

31 Mai 2007 , Rédigé par J.-V. Martineau Publié dans #Cours Terminale STMG

ETUDE DE STATISTIQUES

 

1. PRESENTER LE DOCUMENT

Pour cela, il faut réfléchir sur la nature de l’information statistique.

 

* S’agit-il d’un tableau de répartition ? D’évolution ? De comparaison ?

 

Les tableaux sont des tableaux d’évolution (Cf. 3e colonne). [On peut cependant comparer les évolutions des deux pays avec les deux tableaux]

 

* Quelles sont les sources des données ? Peut-on émettre des réserves ?

 

_ Les sources des données sont les chiffres estimés par Population Référence Bureau, un organisme qui dresse un tableau de la population mondiale.

_ Les réserves portent sur les estimations faites pour l’Inde et la Chine en 1995, alors que les autres chiffres sont fiables (provenant de recensements).

 

* Quelles sont les informations présentées ? Quelle est la spécificité de chaque colonne ?

_ Les informations présentées sont les évolutions en millions d’habitants, en indices, et l’accroissement total en % de la population de deux pays, l’Inde et la Chine.

_ Chaque colonne utilise un critère d’analyse (unité de mesure) différent.

 

Les séries chronologiques sont-elles continues (une valeur pour chaque année) ? Si non, quel événement démographique important en Chine n’apparaît pas ?

_ Les séries chronologiques ne sont pas continues, elles montrent des écarts d’environ une dizaine d’années.

_ L’événement qui n’apparaît pas c’est la grande famine et la forte mortalité des années 1960, lors de la révolution culturelle lancée par le président chinois Mao Zedong.

 

Les intervalles étudiés sont-ils équivalents entre la Chine et l’Inde ? Quelles comparaisons est-il possible d’effectuer ?

_ Non. Les intervalles étudiés ne sont pas identiques entre l’Inde (tous les 10 ans) et la Chine (12 ans [1970-1982], 8 ans (1982-1990), 5 ans jusqu’en 1995).

_ 1982-1984 ; 1995 et 1995.

 

 

 

 

 

2. EXTRAIRE LES INFORMATIONS ET LES INTERPRETER

 

 

* Pourquoi peut-on parler de défi ? Quel est l’Etat qui a enregistré la plus forte croissance totale en valeur absolue depuis 1950 ?

 

_ On peut parler de défi du nombre, à cause du doublement de la population (550 millions en 1950 jusqu’à 1 211 millions en 1990 ; 361 millions en 1954 jusqu’à 915 millions en 1994) en 40 ans (1e à 2 générations) ; de plus la population atteint le milliard d’habitant.

_ Les opérations donnent la réponse : 915 – 361 = 554 ; 1 211 - 550 = 661. La Chine a enregistré la plus forte croissance totale en valeur absolue depuis 1950.

 

 

* En revanche, que montre l’évolution exprimée en indices ? Quel est l’inconvénient de la seule utilisation de l’indice ?

 

_ Par contre l’évolution en indice montre une plus forte augmentation de la population en Inde (253,5 en Inde contre 220 en Chine pour 1994-95).

_ L’inconvénient de la seule évolution de l’indice est de gommer (de ne pas montrer) les différences numériques (en nombre d’habitants) entre les deux pays.

 

 

En valeur relative, à quelle période la croissance de la population semble avoir été la plus forte ? Constate-t-on le même phénomène en valeur absolue ? Pour obtenir la croissance relative suffit-il d’additionner les pourcentages ?

 

_ La croissance de la population en valeur relative semble avoir été la plus forte durant la période des années 1960 à 1980. Et pour l’Inde dans les années 1980-1990.

_ En valeur absolue la période de plus fort accroissement de la population est : 60 à 80 pour la Chine, années 80 à 90 pour l’Inde selon les chiffres.

_ Non. Car par exemple en Inde dans les années 1980-1990 la croissance en pourcentage n’est pas la plus forte (23,8%).

 

 

Valeur relative selon les indices

 

Années

Chine

 

Inde

 

50-60

100 à 120

20

100 à 121,6

21,6

60-70

120 à 151

31

 

121,6 à 151,8

30,2

 

70-80

151à 183

32

 

151,8 à 189,2

37,4

 

80-90

183 à 206

23

189,2 à 234,3 

45,1

 

90-95

206 à 220

14

234,3 à 253,5

19,2

 

Valeur absolue (population en millions)

 

Années

Chine

 

Inde

 

50-60

660 – 550

110

 

439-361

78

 

60-70

830 - 660

170

 

548-439

109

 

70-80

1008 – 830

178

 

643-548

95

 

80-90

1133 – 1008

125

 

846-643

203

 

90-95

1211 - 1133

78

 

915-846

69

 

 

 

 

 

 

 

Un démographe chinois explique comment la Chine est arrivée à un fort déséquilibre des sexes :

 

 

                Aujourd’hui [en 2005], toute la Chine accuse un déséquilibre des naissances en faveur des garçons, alors que, dans les années 1990, seules certaines provinces côtières étaient concernées par ce problème.  […] Le cinquième recensement général de la population (en l’an 2 000) a permis de constater que le rapport des sexes s’élève désormais en Chine à 119 naissances de garçons pour 100 naissances de filles […].

 

                Désormais, l’Etat considère comme très important le problème posé par le déséquilibre des naissances, car cela reflète également un non-respect des droits de la femme. […] Même si ces petites filles passent le cap de la naissance, elles sont souvent négligées : leur taux de mortalité est beaucoup plus élevé que celui des garçons. […]]

 

                Le fort rapport de masculinité devrait, selon les spécialistes, créer des tensions sur la nuptialité. En effet, les individus de sexe masculin étant de plus en plus nombreux, ils ne trouveront bientôt plus de femmes en nombre suffisant dans la tranche d’âge correspond à la leur. Ils rechercheront alors des conjointes plus jeunes, puis, à un certain stade, devront se tourner vers d’autres régions, ce qui entraînera une émigration de type conjugal. Finalement, il n’y aura plus assez de femmes sur place pour permettre aux hommes habitant ces terres d’émigration de se marier. C’est ainsi qu’on arrivera au chiffre de « 30 millions de célibataires » masculins. […]

 

                Des études ont montré que ce phénomène avait trois causes : tout d’abord, les bébés filles sont plus souvent abandonnés, ce qui explique leur nombre élevé au sein de l’assistance publique ; d’autre part, la généralisation de l’échographie depuis 1985 a conduit de nombreuses personnes à recourir à l’avortement pour éliminer les petites filles non désirées. Enfin, les déclarations de naissance sont entachées d’erreurs, d’omissions et de supercheries (dans le but de se laisser une chance d’avoir un deuxième enfant, de sexe masculin, sans être sanctionné). 

 

1. Quelle est la situation de la masculinité en Chine ? Comment a-t-elle évoluée depuis 1990 ?

 

2. Quelles sont les causes de la situation de la masculinité ? Qu’est-ce que cela reflète ?

 

3. Quelles sont les conséquences sur le mariage de cette situation ?

 

4. Pourquoi les filles sont-elles traitées ainsi ?

 

 

 

 

 

Un démographe chinois explique comment la Chine est arrivée à un fort déséquilibre des sexes :

 

 

                Aujourd’hui [en 2005], toute la Chine accuse un déséquilibre des naissances en faveur des garçons, alors que, dans les années 1990, seules certaines provinces côtières étaient concernées par ce problème.  […] Le cinquième recensement général de la population (en l’an 2 000) a permis de constater que le rapport des sexes s’élève désormais en Chine à 119 naissances de garçons pour 100 naissances de filles […].

 

                Désormais, l’Etat considère comme très important le problème posé par le déséquilibre des naissances, car cela reflète également un non-respect des droits de la femme. […] Même si ces petites filles passent le cap de la naissance, elles sont souvent négligées : leur taux de mortalité est beaucoup plus élevé que celui des garçons. […]]

 

                Le fort rapport de masculinité devrait, selon les spécialistes, créer des tensions sur la nuptialité. En effet, les individus de sexe masculin étant de plus en plus nombreux, ils ne trouveront bientôt plus de femmes en nombre suffisant dans la tranche d’âge correspond à la leur. Ils rechercheront alors des conjointes plus jeunes, puis, à un certain stade, devront se tourner vers d’autres régions, ce qui entraînera une émigration de type conjugal. Finalement, il n’y aura plus assez de femmes sur place pour permettre aux hommes habitant ces terres d’émigration de se marier. C’est ainsi qu’on arrivera au chiffre de « 30 millions de célibataires » masculins. […]

 

                Des études ont montré que ce phénomène avait trois causes : tout d’abord, les bébés filles sont plus souvent abandonnés, ce qui explique leur nombre élevé au sein de l’assistance publique ; d’autre part, la généralisation de l’échographie depuis 1985 a conduit de nombreuses personnes à recourir à l’avortement pour éliminer les petites filles non désirées. Enfin, les déclarations de naissance sont entachées d’erreurs, d’omissions et de supercheries (dans le but de se laisser une chance d’avoir un deuxième enfant

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