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MUSECLIO

ORAL BAC : Exemple de sujet géographie Mondialisation et interdépendance

7 Juillet 2009 Publié dans #Baccalauréat

Géographie
Mondialisation et interdépendance

Dissertation : La mondialisation de l'espace et ses limites

 

P R É P A R A T I O N

Entrer dans le sujet

La mondialisation, pour être un phénomène planétaire, n’en a pas moins

des effets à différentes échelles : il faut le montrer et mettre en évidence

Les traductions spatiales de la globalisation. Ainsi, votre exposé aura clairement une dimension géographique. Évitez l’écueil qui consisterait à confondre mondialisation et américanisation. Certes, les États-Unis contribuent puissamment à la globalisation, mais ils ne sont pas les seuls.

 

Mobiliser ses connaissances

Le sujet peut sembler difficile à traiter en dix minutes. Il faut donc

aller à l’essentiel en sélectionnant quelques faits (flux migratoires, échanges commerciaux, etc.) qui rendent bien compte de l’uniformisation vers laquelle tend la mondialisation, tout en montrant que cela n’écarte pas des logiques de diversification (organisations régionales,…). De la même manière, vous n’avez pas le temps d’aborder tout ce qui marque les limites de la mondialisation :

centrez-vous sur les aspects les plus évidents, comme la multiplication des États, les replis identitaires ou les problèmes environnementaux, en laissant de côté le rôle des ONG qui peuvent faire l’objet de questions lors de l’entretien.

Les mots clés : métropolisation, littoralisation, ville globale, IDE, Triade, ONG.

 

Organiser l’exposé

Le sujet invite à traiter des effets de la mondialisation sur l’espace mondial.

Le premier aspect de ces effets est la logique d’uniformisation. Il est possible d’y consacrer la première partie, avant de montrer qu’il existe aussi des logiques de diversification (deuxième partie), puis de passer aux limites du phénomène. Ce plan a le mérite d’être simple, ce qui, pour une épreuve où le temps est très mesuré, est un atout. Mais on peut en imaginer d’autres.

 

P R É S E N T A T I O N

Introduction

La mondialisation est un phénomène qui suppose une intensification et une diversification des échanges, ce qui se traduit par une logique d’uniformisation des espaces, que nous aborderons en premier lieu. Mais en jouant à des échelles différentes, cette logique entraîne des effets eux-mêmes variés, ce qui introduit une autre logique, de diversification, qui fera l’objet de la deuxième partie. Cette diversification peut, à son tour, entraîner des phénomènes de frein ou d’opposition à la globalisation, marquant les limites de celle-ci. Ce sera le propos de la troisième partie.

 

I. Une logique d’uniformisation spatiale

1. Par les processus spatiaux à l’oeuvre

Deux processus dominent la mondialisation :

La métropolisation . Les métropoles, et notamment les villes globales, animent des réseaux qui impliquent des espaces à toutes les échelles.

La littoralisation , qui voit hommes et activités se localiser plutôt sur les côtes, favorisent en même temps qu’elles subissent la mondialisation.

2. Par les migrations humaines

Il s’agit :

– des migrations de longue durée pour des raisons de travail, ce qui concerne tant les « cerveaux » que les travailleurs sans qualification, avec les effets unificateurs que l’on peut imaginer ;

– des migrations de tourisme, qui amènent les pays d’accueil à se plier aux standards de confort des pays émetteurs de flux touristiques.

3. Par l’intensification des échanges

Celle-ci joue aussi bien sur les volumes que sur les vitesses d’acheminement, uniformisant les habitudes de consommation.

4. Par la mondialisation financière

Noter, entre autres, la circulation des capitaux entre les trois pôles de la Triade, le rôle des IDE, le jeu des multinationales.

 

 

5. Par la diffusion mondiale des techniques

Il est frappant, par exemple, de voir les mêmes champs à irrigation circulaire au Kansas, en France et… en Libye.

6. Par la diffusion de certains modèles culturels

Cela va de l’emploi du global English à l’usage quasi universel de telle boisson, des codes vestimentaires à la world music , etc. Ainsi, espaces, paysages et pratiques sociétales sont marquées par une certaine uniformisation. Or, la globalisation introduit aussi des processus de diversification.

 

II. Des effets de diversification

1. La confirmation du modèle centre-périphérie

La mondialisation, pour une part, contribue à accentuer les écarts entre la Triade et les périphéries les plus exploitées.

2. La naissance d’organisations régionales

Ces organisations (ALENA, Mercosur, ASEAN,…) marquent une partition régionale du monde, avec, parfois, une intégration forte (cas des pays de l’Euroland, qui ont une même monnaie).

3. La hiérarchisation des villes

Toutes les villes ne jouent pas le même rôle dans la globalisation : les villes globales ont une influence planétaire, d’autres polarisent des espaces moindres.

4. Le cas des impacts locaux

Jouant à toutes les échelles, la mondialisation peut se manifester très localement, telle entreprise s’ouvrant un marché lointain. Ces effets de diversification peuvent aller jusqu’à donner à des espaces particuliers une identité affirmée qui contredit parfois la mondialisation, marquant ainsi ses limites.

III. Les limites de la mondialisation

1. La multiplication des États

Depuis la fin de la guerre froide, augmentation du nombre des États dans le monde (éclatement de l’URSS, fragmentation de la Yougoslavie,…). Du coup, plus grande diversité au paysage géopolitique mondial.

2. Les replis identitaires

Phénomène planétaire qui se manifeste à des échelles pouvant aller du quartier à des ensembles régionaux, au sens du diplomate. Terrorismes, extrémismes et conflits ethniques y trouvent un terreau favorable.

3. L’enjeu environnemental

La problématique de l’environnement, qui a débouché sur le concept de

développement durable , est planétaire. Elle devrait donc unifier les positions. Or, il n’en est rien, les égoïsmes d’État l’emportant encore (certains pays n’ont toujours pas ratifié le protocole de Kyoto).

Conclusion

Par sa puissance uniformisatrice, la mondialisation génère des craintes qui suscitent des oppositions. Celles-ci sont autant de limites à la globalisation, limites qui sont accentuées par le fait que la mondialisation diversifie en même temps qu’elle uniformise. Il en résulte un phénomène complexe qui marque les espaces et les sociétés. Celles-ci doivent s’emparer de cette complexité pour s’y adapter.

 

E N T R E T I E N

Voici d’autres questions que l’examinateur pourrait vous poser lors de l’entretien.

En quoi la littoralisation est-elle à la fois facteur et conséquence de la mondialisation ?

La mondialisation renforce les échanges, notamment maritimes, et accroît donc le rôle des espaces littoraux (cf. les grands ports et leur dualité hinterlandforeland ). Ce faisant, les littoraux deviennent des espaces attractifs : il y a mondialisation du phénomène et uniformisation des paysages côtiers (littoraux touristiques « bétonnés », artificialisation des littoraux portuaires,…)

 

Comment situez-vous l’Afrique dans ce processus de mondialisation ?

Le continent africain n’est pas un bénéficiaire de la globalisation, mais il n’en est pas tenu à l’écart pour autant, puisque des pays de la Triade exploitent ses richesses ou y localisent leurs entreprises (dans les pays ateliers). L’Afrique est, pour partie, une périphérie délaissée ; pour partie, une périphérie exploitée.

 

Les ONG sont-elles concernées par la mondialisation ?

L’existence des ONG s’explique en partie par le fait que la mondialisation ne règle pas un certain nombre de problèmes (faim, accès à l’eau, alphabétisation,…). En même temps, l’action de plusieurs de ces ONG est un fait mondial, donc un aspect de la mondialisation.

 

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