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Cours 1ère

Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 12:43

 

IV. Quelles sont les réalisations de la République radicale (1902 -1914) ?

 

            A. Qui sont les républicains radicaux ?

 

Texte 4 page 153 : Le programme radical

Question 5 page 153 : Quels principes fondamentaux sont énoncés  en 1901 ?

En 1901 les républicains radicaux ont pour valeurs la laïcité, la liberté républicaine, l’aide sociale.

 

Question 6 page 153 : Sont-ils tous confirmés en 1908 ?

En 1908 les radicaux s’opposent de plus en plus aux conceptions socialistes « idées et rêves des collectivistes » (l. 16-17).

 

_ De 1902 jusqu’en 1914 les radicaux dominent la vie politique française. Le radicalisme influence la politique. Les Radicaux pratiquent une politique anti-cléricale très prononcée. Le laïcisme militant devient pour longtemps un des fondements de l’identité de la Gauche.

_ Le laïcisme militant des Radicaux se traduit par la dissolution des ordres religieux. Cette dissolution interdit de fait l’enseignement privé et met fin au rôle privilégié que jouait l’Eglise dans l’éducation (1902). En 1904, la République rompt ses relations diplomatiques avec le Vatican. En 1905, c’est l’aboutissement de cette politique anticléricale avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat

 

Radicalisme (p. 333) : courant politique, apparu sous Louis-Philippe, qui propose une politique des réformes en faveur de la laïcité, de la liberté et de l’égalité. Défenseurs farouches de la République, ils se réclament du « programme de Belleville » écrit en 1869 par Léon Gambetta. Le parti radical, fondé en 1901, représente entre 1800 et 1930 les aspirations de beaucoup de Français pour le progrès de l’instruction, les libertés fondamentales, l’égalité sociale mais aussi la défense de la propriété.

 

Question 7 page 153 : A quel parti les radicaux s’opposent-ils en refusant la violence révolutionnaire ?

Les radicaux s’opposent aux socialistes de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) et aux syndicats qui leurs sont liés.

 

_ Dans le domaine social, le parti radical s’oppose au syndicalisme révolutionnaire de la CGT, affirmées au congrès d’Amiens de 1906. Les grèves sont réprimées avec violence, en particulier sous Georges Clemenceau (1906-1910). Mais la politique sociale du parti radical aboutit à la création en 1906 du ministère du travail,  et en 1910 à une loi sur les retraites ouvrières. L’impôt sur le revenu est adopté en 1914.

 

 

Photographie 4 page 159 : Manifestation contre « la loi des 3 ans »

 

_ En 1913, face aux risques de guerre la loi des trois ans de service militaire est adoptée.

 

  

            B. Quelles sont les actions des Radicaux ?

 

Texte 6 page 155 : Loi de 1905

Question 10 page 155 : Quelles décisions sont prises par la République française ?

La République française décide la séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est-à-dire :

* L’Etat et les collectivités publiques ne financent plus les membres du clergé : prêtres, pasteurs, rabbins (article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »)

* De plus, les biens des églises sont transférés (articles 4 et 9). Ils ne sont plus la propriété du clergé.

* Enfin, la liberté des cultes est garantie (article 1) à l’aide de la force publique (article 25).

* Les signes religieux sont interdits dans les lieux publiques (article 26, 28).

 

Question 11 page 155 : Sur quels principes républicains se fondent-elles ?

La laïcité, la liberté de conscience.

 

_ La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 cherche à garantir la liberté de conscience des citoyens. La République française est laïque et ne finance aucun culte, même pas celui de la très grande majorité de Français en 1900 : le catholicisme. Les prêtres et les pasteurs ne sont plus des fonctionnaires de l’Etat, les biens d’Eglises (monastères, églises…) sont confisqués et donnés aux mairies. Mais la pratique d’une religion peut continuer dans ces établissements.

 

Laïcité : séparation de l’Eglise (pouvoir religieux) et de l’Etat.

 

OU

 

(   10. Quelle liberté cette loi garantit-elle ?

La loi garantit la liberté de conscience, c’est-à-dire d’avoir ou non une croyance politique ou religieuse, de pratiquer un culte religieux si la personne le désire…

 

13. Quelles sont les conséquences immédiates de cette loi ?

La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat a pour conséquences de transformer les agents du culte (pasteurs et surtout prêtres catholiques) : ils ne sont plus fonctionnaires mais de simples individus.

En plus, les biens d’Eglise (catholiques : monastères, églises…) sont donnés aux mairies, établissements publics.

 

14. Quelle valeur républicaine justifie le vote de cette loi ?

La laïcité.

 

Article 1 : liberté de conscience

Article 2 : séparation de l’Eglise et de l’Etat, la République ne salarie aucun culte, aucune religion d’Etat.

Problèmes :

Comment les prêtres vont-ils être payés ?

Par le denier du culte (dons des fidèles à l’Eglise)

 

Que faire des biens de l’Eglise qui depuis la révolution française était propriété de l’Etat ?

La loi prévoyait de faire l’inventaire des biens de l’Eglise étant transféré à des associations cultuelles (religieuse) qui avait un an pour se constituer.

 

Les inventaires commencèrent en 1906 et provoquèrent des manifestations.   )

 

            C. Quelles sont les oppositions politiques en 1914 ?

 

Graphiques semi-circulaires 2 page 152 : Les députés radicaux à l’Assemblée nationale de 1881 à 1914

Quels sont les opposants aux radicaux ?

Les socialistes et les conservateurs

 

_ Le début du XX siècle voit la naissance de partis politiques. Ce sont des organisations structurées dotées de statut, et de sections locales.

* Le 1er parti à se constituer est le parti radical (gauche) en 1901, de la fusion de plusieurs tendances républicaines.

* La SFIO (section Française de l’Internationale Ouvrière) socialiste naît en juin 1905, elle a pour chefs Jules Guesde (socialiste révolutionnaire) et Jean Jaurès (socialiste réformiste). Elle remporte les élections législatives en 1914.

* L’Alliance républicaine démocratique  (droite) naît en 1901, avec pour leader Raimond Poincaré

                       

Texte 2 page 163 : Manifeste de l’Action française

 

1. Présentez le document et son contexte

L’Action française est le journal des monarchistes.

 

2. Quel régime est dénoncé et par quels arguments ?

_ La République est dénoncée avec force.

_ On lui reproche d’être « vendue à l’étranger » et aux sociétés secrètes : juifs, protestants, francs-maçons, étrangers… On lui reproche aussi d’avoir un système d’éducation protestant, de détruire l’Eglise, de provoquer des conflits dans la société, de piller les richesses de la France…

 

3. Quels groupes sociaux sont considérés comme destructeurs de la nation française ?

Les Juifs et les étrangers.

 

4. Quel régime est proposé aux Français ? Qu’en attendent les auteurs de ce manifeste ?

_ A la place de la République on propose la monarchie.

_ Mettre fin à l’inquiétude de la raison française en rétablissant le régime des fondateurs de la France.

 

5. Concluez en dégageant l’intérêt historique de ce document.

Le document montre que la République n’a pas réussi à rallier tous les Français autour d’elle. Mais que les républicains sont néanmoins majoritaires. La liberté d’expression a triomphé et permet à tous, même aux opposants de la République, de s’exprimer.

 

Les oppositions à la culture républicaine sont diverses :

_ Les monarchistes et l'extrême droite s'expriment dans l'Action Française : minoritaire mais ayant une grande influence dans les milieux intellectuels.

 * La Ligue d’Action Française est créée en 1905 par Charles Maurras. Elle dispose d’un service d’ordre avec les Camelots du Roy. Les valeurs de l’Action Française sont à l’opposé des valeurs républicaines : elle est nationaliste (différent du patriotisme d’amour de la patrie), cette doctrine politique accorde la priorité à la défense des intérêts nationaux. Elle est aussi antisémite et xénophobe, antiparlementaire et contre-révolutionnaire, monarchiste et religieuse. Elle s’oppose aussi à la Franc-maçonnerie.

* La ligue souhaite une restauration monarchique, défend l’Eglise catholique et souhaite retrouver le caractère français.

_ A l’extrême gauche les anarchistes prônent une doctrine politique préconisant l’abolition de l’Etat et de toutes les formes de réglementation, mais aussi la suppression de la propriété privée qui opprime les non- possédants. Les anarchistes ont des modes d’actions violents.

Ligue : groupement, à l’origine, civique ou patriotique autour d’une action déterminée. Dans les années 1930, moyen d’action utilisée par l’extrême droite pour faire de l’activisme politique. 

Xénophobie : haine de l’étranger.

Franc-maçonnerie : Association fermée prônant un idéal de fraternité et de solidarité, accueillant les principaux responsables républicains.

 

 

Conclusion : La France à la veille de la 1ère Guerre mondiale

 

 

 

Conclusion :

La culture républicaine qui s’impose progressivement à partir des années 1880  associe respect de l’individu, prépondérance de la Chambre des députés désignés par la nation souveraine, rôle décisif de l’instruction publique pour la formation du citoyen et le dégagement d’une élite, réponse aux attentes de la classe moyenne indépendante, adhésion à un ensemble de symboles et de rites. Cette culture est dominante au tournant des XIX –XX siècles, ce qui ne signifie pas qu’elle n’a pas des adversaires.

  

Ouverture, transition avec le chapitre suivant

 

 

Lecture des pages 158-159

 

 

Le début du siècle est également très marqué par l’esprit de revanche sur l’Allemagne. L’école sert de propagande patriotique, la diplomatie française mène une politique d’alliances qui conduit à la formation de la Triple Entente (avec la Russie et la GB), le débat politique se focalise sur la durée du service militaire, les crises diplomatiques avec l’Allemagne se multiplient (les 2 crises marocaines en 1905 et 1911). L’opposition politique entre la droite et la gauche, centré jusque là sur la question sociale, se déplace sur l’opposition entre militarisme et pacifisme.

 

Par M. Martineau - Publié dans : Cours 1ère
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 12:37

 

II. Quels sont les éléments de la culture politique républicaine ?

 

            A. Quels sont les valeurs et les symboles républicains ?

 

T. P. pages 156-157 : les symboles de la République

 

Statue 2 page 156 : Buste de Marianne (1890)

Quels symboles et valeurs de la République sont représentés sur ce document ?

Les symboles de la République sont : Marianne est une personnification de la République (à la fois mère (seins gonflés de la mère nourricière), et combattante [tête de Méduse sur sa poitrine]). 

Le bonnet phrygien est un symbole de liberté, il était porté par les esclaves romains libérés.

La devise : liberté, égalité, fraternité sont les valeurs républicaines.

 

_ La culture politique française devient républicaine grâce à l’utilisation de symboles, souvent hérités de la Révolution française. La III République se présente comme l’achèvement des promesses de la Révolution française :

* Marianne : allégorie de la République. Il y’a une identification entre Marianne et la République qui date de la révolution française. 

* Bonnet phrygien : bonnet des esclaves romains affranchis, devient le symbole de la liberté.

* drapeau tricolore : les deux couleurs de Paris (bleu et rouge) entre le blanc de la monarchie.

* souvent également les tables de la loi : déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

_ Le triomphe de la République signifie l’avènement d’une ère nouvelle, faite de progrès et bâti sur la devise : « liberté, égalité, fraternité ».

 

Culture politique : connaissances et sentiments d’individus ou de groupes d’individus concernant une idéologie politique.

 

D’après les documents visibles (3 p. 156 timbre-poste « républicain » créé en 1903, 5 page 157 carte postale de Hansi : « La Marseillaise » (1905)) et vos connaissances, citer d’autres symboles républicains.

La Marseillaise, la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, le drapeau tricolore.

 

_ Les valeurs républicaines sont l’égalité devant la loi, les droits de l’homme, la lutte pour la liberté, la valeur du progrès. Elles sont présentées comme la nouvelle croyance. Ce catéchisme républicain est institutionnalisé par des rites :

* Le 14 juillet  (anniversaire de la prise de la Bastille) devient fête nationale en 1880.

* En 1879 la « Marseillaise » écrite par Rouget de Lisle est choisi comme hymne national.

_ C’est au moyen de ces symboles et de ses rites que la culture républicaine s’est diffusée et à enraciner solidement la république dans l’esprit des Français. Grâce à la pratique régulière du suffrage universel et à l’école, la République est en 1914 un régime accepté par la majorité des Français.

 

             B. Par quels moyens la République s’est-elle imposée aux esprits ?

 

Texte 2 page 154 : Le service militaire

3 page 155. A quelle défaite l’auteur fait-il allusion ? Quel pays considère-t-il comme l’ennemi?

La défaite est celle de la guerre de 1870, perdu contre la Prusse devenue l’Empire d’Allemagne.

 

2. Qu’est-il demandé aux classes populaires et aux classes aisées ? Dans quel but ?

Les citoyens des classes populaires comme des classes populaires doivent accomplir le service militaire. Il doit unir les Français dans un même objectif : reconquérir l’Alsace et la Lorraine. Pour cela les soldats doivent se sentir Français, avant d’être républicains, monarchistes…  Le service militaire doit donner à toutes les couches de la société (ouvriers et bourgeois) une préparation suffisante pour la revanche.

 

L’école et l’armée sont les principales institutions favorisant l’apprentissage de la République, ainsi que la mixité sociale et régionale.

* Politique de défense nationale : l’armée prépare la Revanche contre les Prussiens et pour la reconquête de l’Alsace-Lorraine. Tous les Français doivent effectuer un service militaire, quels que soient leurs catégories sociales (ouvriers, bourgeois).

 

T. P. L’école de la République page 149

3. Quelles missions sont fixées à l’école républicaine ?

L’école a pour mission de former le citoyen républicain, et de préparer les esprits des futurs soldats pour la revanche contre l’Allemagne.

 

4. A qui l’auteur compare-t-il les instituteurs ?

Charles Péguy (l’auteur) compare les instituteurs aux « hussards noirs », c’est-à-dire aux soldats du 1er Empire.

 

5. Quelles valeurs incarnent-ils ?

Ils incarnent les valeurs civiques de la République « après le pain, l’éducation est le second besoin du peuple ».

 

7. Relevez les symboles républicains présents sur ce tableau.

Au-dessus du bureau de vote on trouve le drapeau tricolore et le buste de Marianne.

 

8. Quel droit républicain ce tableau met-il en scène ?

Le droit de vote.

 

* L’apprentissage de la République se fait aussi à travers l’école où les instituteurs qualifiés de « hussards noirs de la République » diffuse le savoir et des valeurs civiques à toutes les couches de la société, dans toute les régions françaises. Les lois de Jules Ferry rendent l’enseignement primaire gratuit (juin 1881), laïque et obligatoire (mars 1882), de 6 à 13 ans.  

_ Les contingents des premiers élèves arrivent en âge de voter : les valeurs enseignées à l'école se retrouvent dans les urnes.

 

 III. Quelles crises affectent la République (1886 – 1906) ?        

 

            A. Quelles sont les mouvements opposés à la République ?

 

Illustration haut de la page 142 : Boulanger à l’assaut de la Bastille parlementaire.         

Décrire la caricature ? Quelle est sa signification ?

            La caricature montre un général français (pantalon rouge, képi orné, médaille d’officier de la légion d’honneur) tenant un drapeau. Il désigne du doigt une forteresse sur laquelle est écrit « Bastille parlementaire ». Le général est entouré d’un soldat tirant au canon des écrits, d’une foule levant le poing mais aussi dressant haut des drapeaux portant des titres de journaux (L’Intransigeant, la Cocarde, la Presse…).

            * La caricature montre le soutien de diverses catégories de la population (paysan en chapeau de paille avec sa faux, ouvrier en chemise blanche, bourgeois en haut de forme, militaires) et de journaux.

            * Le but des personnes en faveur du général Boulanger est d’établir une modification du régime. Cela est visible avec les slogans inscrits sur le drapeau tenu par le général : « Vive la République honnête », « A bas les voleurs ». L’accusation de corruption vise les parlementaires installés derrière les murs de la Bastille.

            * Le moyen de parvenir au pouvoir est indiqué avec le soleil se levant à l’horizon sur lequel est inscrit : « Elections de 1889 ». Le canon porte sur son fut l’inscription : « Suffrage universel ». Le général Boulanger compte sur les élections proches (l’affiche de 1889) et sa grande popularité pour parvenir au pouvoir.

 

_ Le général Boulanger rassemble autour de lui les oppositions à la République opportuniste de 1886 à 1889. Il bénéficie d’une grande popularité après s’être opposé à l’Allemagne lorsqu’il était ministre de la guerre en 1886. Le « général Revanche » inquiète les modérés et l’écarte du gouvernement en 1888. Il remporte les élections partielles de 1888-1889.

_ Le programme boulangiste est nationaliste et anti-parlementaire. Il demande la dissolution de la Chambre, l’élection d’une assemblée Constituante, et la révision de la Constitution pour renforcer le pouvoir exécutif.

_ Le général Boulanger rallie autour de lui une coalition de radicaux désirant une république autoritaire et centralisatrice (jacobine), mais aussi des royalistes et des bonapartistes espérant renverser le gouvernement.

_ Le général Boulanger remporte une victoire triomphale à paris et une immense foule l’incite à marcher sur l’Elysée où se trouve le siège de la présidence de la République. Il refuse le coup de force et attend avec confiance les élections générales de 1889. Mais, face aux poursuites judiciaires lancées contre lui par les modérés, il s’enfuit en Belgique où il se suicide en 1891. 

 

Illustration haut de la page 142 : Boulanger à l’assaut de la Bastille parlementaire ?       

Décrire la caricature ? Quelle est sa signification ?

            Dans la caricature on distingue un jeune homme tenant en main un couteau arrêté par d’autres hommes. Le président Sadi Carnot, tient sa main sur une tâche écarlate sur l’écharpe rouge de sa fonction. 

            La caricature montre le choc dans l’opinion provoqué par l’assassinat du plus haut magistrat de la République. Les anarchistes désiraient justement provoquer cette stupeur et la terreur dans l’opinion publique.

 

_ Les anarchistes effectuent une série d’attentats « en réaction violente contre l’ordre établi ». Ils désirent détruire « l’Etat bourgeois » par la violence.

_ Le contexte est celui de scandales dont le plus important est celui du scandale de Panama en 1892. Des députés sont accusés de corruption pour permettre à la Compagnie du canal de Panama d’émettre des emprunts auprès du public. L’opinion a le sentiment d’une complicité entre monde des affaires et classe politique.    

_ Les attentats anarchistes se succèdent : En décembre 1893 une bombe explose dans la chambre des députés. En juin 1894 le président de la république Sadi Carnot est assassiné à Lyon.  

 

           B. Pourquoi l’Affaire Dreyfus divise-t-elle profondément les Français ?

 

T. P. pages 150-151 : L’affaire Dreyfus      

Questions 1 à 6 page 151 :

1. Qui sont les véritables coupables de l’affaire Dreyfus, d’après Zola ?

Pour l’écrivain Zola, les responsables sont des officiers, des généraux et les bureaux de guerre, c’est-à-dire les militaires hauts gradés.

 

2. Quelles explications donne-t-il à cette erreur judiciaire ?

Pour Zola l’explication est double, d’un côté une « passion cléricale », une hostilité des chrétiens envers le juif Dreyfus. De l’autre, la volonté de protéger l’armée, de faire d’elle une institution infaillible dans sa justice (militaire) et donc inattaquable.

 

3. Quelles valeurs défend-il ?

Emile Zola se fait le défenseur de valeurs républicaines de « vérité et justice ». Il défend la primauté des droits de l’individu sur la raison d’Etat (l’armée doit préparer la revanche et donc être « infaillible »).

 

_ L’affaire Dreyfus éclate en 1894 : le service de contre-espionnage découvre qu'un officier de l'état-major livre des renseignements à l'Allemagne. Les soupçons pèsent sur le capitaine Alfred Dreyfus, juif alsacien. Il est condamné à la dégradation et à la détention à perpétuité en Guyane en 1894. Puis le nouveau chef du service des renseignements découvre que le coupable est un autre officier, Esterhazy. Mais l’armée refuse de reconnaître ses torts. Ainsi, le 11 janvier1898 Esterhazy est acquitté. La famille de Dreyfus suivi peu à peu par les intellectuels se mobilisent. Le 13 janvier 1898 Emile Zola  publie un célèbre article en faveur de la vérité et de Dreyfus : J'Accuse, dans le journal L’Aurore.

 

4. Quel est le message de cette caricature ?

La célèbre caricature de Caran d’Ache montre l’intensité de la division en France entre les dreyfusards, partisan de l’innocence de Dreyfus et de la révision du procès, et des antidreyfusards qui refusent le procès soit par antisémitisme, soit parce qu’ils considèrent que l’armée ne doit pas avoir tort. 

 

_ A la suite de cet article de journal la France se divise en deux camps opposés :

* les dreyfusards, partisan de l’innocence de Dreyfus et de la révision du procès. Ils se rassemblent dans la Ligue des droits de l’homme créée en février 1898.

* Les antidreyfusards refusent la révision du procès, soit par antisémitisme, soit parce qu’ils considèrent que l’armée ne doit pas avoir tort. Ils préfèrent une injustice individuelle à un amoindrissement de « l’honneur de l’armée ». Ils se réunissent dans la Ligue des patriotes de Paul Déroulède.

 

5. De quels maux sont accusés les Juifs dans ce tract ?

Les Juifs sont accusés de diviser la France, d’accaparer les richesses du pays, de salir l’image de l’armée.

 

_ L’affaire Dreyfus transforme la culture politique française. La gauche devient graduellement de plus en plus antimilitariste, alors qu’une partie de la droite devient antisémite. La période est aussi celle de la création de la catégorie des intellectuels, qui se revendiquent ainsi face aux autres composantes de la société.

 

6. En quoi, selon cette gravure italienne, la réhabilitation de Dreyfus consoliderait-elle la République française ?

La réhabilitation de Dreyfus s’est mettre en avant la vérité (trompette du génie ailé), favoriser la paix entre les citoyens (ailes du génie), et faire revivre la justice (elle sort du tombeau).

 

_ Face au retentissement du scandale, une révision du procès se déroule pendant l'été 1899. Finalement, le capitaine Dreyfus est gracié par le président de la République Emile Loubet en septembre 1899 et réhabilité en 1906.

_ « L'Affaire » Dreyfus s'est achevée par la reconnaissance des valeurs républicaine avec la victoire du camp dreyfusard.

Antisémitisme : Haine des individus issus d’une famille juive.

Par M. Martineau - Publié dans : Cours 1ère
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 12:33

L’ENRACINEMENT DE LA REPUBLIQUE (1880-1914)

Manuel : Nathan L/ES 2003 collection Jacques Marseille

 

Introduction : A partir de 1879 la République est aux mains des Républicains, c’est-à-dire que le système politique est dirigé par des hommes aux convictions républicaines.

            La France acquiert des lois garantissant les libertés fondamentales et les valeurs démocratiques (liberté de réunion… enseignement obligatoire…).

            Cependant, une partie des Français contestent à travers une série de crises ce régime républicain jusqu’à « l’Union sacrée » de 1914. 

Problématique : Comment expliquer que la République devienne le régime politique qui rassemble le mieux les Français ?

 

Réflexion sur le chapitre comme s’il s’agissait du sujet d’une composition.

 

« L’enracinement de la République (1880 -1914) » est un sujet d’un plan évolution

 

Analyse des termes du sujet :

* Analyse thématique :

« Enracinement » : c’est-à-dire la diffusion et l’appropriation d’un système de pensée et de pratiques auprès d’une population.

« République » : système politique basé sur le pouvoir politique donné aux citoyens (démocratie), sans la présence d’un souverain (roi ou empereur).

 

* Analyse géographique :

La « République » désigne la République française, en place depuis la chute du II Empire de Napoléon III. La République est isolée au sein de l’Europe car seuls la Suisse et Saint-Marin sont des Républiques au début de la période. En fin de période (en 1910) on peut joindre également le Portugal. 

 

* Analyse chronologique :

1880 : l’époque est celle de la République aux Républicains. Depuis 1879 les élections ont donné le pouvoir à des hommes de conviction républicaine.

1914 : cette date est celle du début de la 1ère Guerre mondiale. Elle est pour la France le moment de « l’Union sacrée » où tous les partis et mouvements politiques se réunissent autour de la défense de la Patrie.

 

Quelle problématique donner ?

 

La France dispose d’un régime original en Europe. Issu de la chute de II Empire, établi par des monarchistes dans l’attente de l’accession d’un roi au trône, comment la III République diffuse-t-elle et fait-elle accepter ses valeurs à la population française malgré les contestations et les crises ?

 

Quel plan proposer ?

            La problématique conduit à s’interroger sur la diffusion des valeurs républicaines à l’ensemble du pays (par quelles lois ? Quels symboles ? Quelles institutions ?). Quelles sont les évolutions et les crises affectant la République ?

            De 1880 à1886 comment s’enracine la République ? De 1886 à 1899 quelles sont les crises affectant la République ? De 1899 à 1914 En quoi la République peut-elle être qualifiée de radicale ?

 

I. Quelles actions permettent d’enraciner la République dans la société française ? (1880-1886)

 

            A. Quelles lois diffusent des valeurs et une culture républicaine ?

 

Gravure allégorique 1 page 148 : L’instruction obligatoire.

Question 1 page 149 : quel personnage symbolise ici l’Instruction obligatoire ? Qui combat-il ? Que protége-t-il ?

            L’Instruction obligatoire est symbolisée ici par une femme couronnée de lauriers et tenant haut un globe lumineux et rayonnant. Au-dessus d’elle se trouve la devise « fiat lux » ce qui veut dire «Que la lumière soit (existe)». Mais on trouva aussi deux autres femmes : l’une au profil doux enseigne aux enfants placés près d’elle, la troisième couronnée comme une souveraine (la souveraineté populaire ?) chasse avec un martinet les ennemis de la République et de ses avancées sociales (cf. plus haut les bannières portant les inscriptions : chambres syndicales, associations ouvrières, ligue de l’enseignement…).

            Les personnes combattues et chassées sont un noble avec sa perruque, ses bas de soie… (la féodalité et l’aristocratie), un homme en pardessus et chapeau haut de forme surmontant une moustache  ressemblant à Louis Napoléon Bonaparte (le Second Empire et les Bonapartistes), en dessous d’eux se place un homme échevelé au regard fixe et porteur d’un bâton torve. Ce personnage représente probablement les Communards, anarchistes, socialistes… Au dessus d’eux se tient un homme portant des décorations. Est-ce le traître Bazaine ayant refusé de combattre les Prussiens pour mieux combattre ensuite les Républicains ?

              Les valeurs protégées sont celles figurant sur les bannières : droit syndicaux (chambres syndicales, associations ouvrières) et sociaux (caisse des retraites), mais aussi de liberté de réunion (société commémoratives, société de sauveteurs), d’expression (ligue de l’enseignement), d’opinion (francs-maçons avec le triangle surmontant le compas et l’équerre).

 

_ Les valeurs républicaines sont diffusées dans un contexte de lutte contre les opposants monarchistes, bonapartistes et anarchistes. En 1879 la « République est aux mains des Républicains », c’est-à-dire que les élections ont porté au pouvoir des hommes de convictions républicaines. Ceux-ci cherchent à diffuser auprès du peuple leurs valeurs démocratiques.

_ Les idéaux démocratiques diffusés sont ceux d’une démocratie libérale et laïque. Les lois établissent les libertés politiques et reconnaissent des droits sociaux.

*  Les républicains abolissent les mesures répressives dont ils ont souffert durant l’Empire. Les libertés fondamentales sont assurées par les lois du 30 juin 1881 sur la liberté de réunion, du 29 juillet 1881 accordant la liberté de la presse.

* La liberté syndicale est instituée par la loi du 21 mars 1884 : elle permet, 10 ans après la Commune, de constituer des syndicats.

* La République est orientée dans un sens laïc par deux lois : en 1880 sont supprimées les dispositions légales imposant le repos le dimanche et les jours de fête religieuse ; en 1884 le divorce est rétablit.  

 

Démocratie libérale : régime politique dans lequel le pouvoir s’exerce par le peuple qui choisit, librement, au suffrage universel, ses représentants et où la séparation des différents pouvoirs est établie. 

 

 

 

            B. Quelles sont les transformations du système politique pour renforcer la République ?

 

                        1. Pourquoi la chambre des députés exerce-t-elle une primauté ?

 

Texte 5 page 131 : loi sur l’organisation des pouvoirs publiques (1875)

Question 10 page 131 : Pourquoi peut-on dire que les pouvoirs du président de la République sont importants ?

Les pouvoirs du président sont de diriger l’exécutif, mais le président a aussi le droit de grâce (pouvoir judiciaire) et l’initiative des lois. Il a aussi le droit de dissoudre l’assemblée (article 5).

 

Texte 6 page 131 : Dix années décisives de l’Histoire de France

Expliquez la phrase ligne 16 à 18 : « définitivement émancipée de toutes les anciennes influences en 1877, débarrassée de la présidence de M. le Maréchal de Mac-Mahon en 1879 ».

La présidence de la République a été occupée par Mac-Mahon malgré les élections favorables aux Républicains en 1877. Le président a exercé son pouvoir de dissolution contre les Républicains. C’est la crise du 16 mai 1877 qui se termine par la démission de Mac-Mahon en 1879.

 

Quelles sont les conséquences politiques de la crise entre président de la République et Républicains ?  

Les Républicains se méfient du pouvoir présidentiel. Aucun président après Mac-mahon n’ose se servir du droit de dissolution. La Chambre des députés prend un rôle très important.

 

_ La dissolution de la Chambre des députés par le président de la République légitimiste Mac-Mahon a été une tentative contre les Républicains. Les Républicains se méfient du pouvoir exécutif. Les présidents de la République n’osent plus se servir de ce droit de dissolution. Les présidents du Conseil exercent un rôle gouvernemental plus important que le président de la République.  La Chambre des députés peu renverser les gouvernements. La Chambre des députés, désignée par la nation souveraine, exerce donc une prépondérance politique. Le système politique est un régime parlementaire.

 

Régime parlementaire : régime politique dans lequel le pouvoir exécutif est sous le contrôle du pouvoir législatif.

  

                        2. Comment la « République opportuniste » (1880-1886) cherche-t-elle à renforcer le régime ?

 

Affiche page 141 : Affiche commémorant le centenaire de la République (1892).

Quel groupe professionnel est mis en valeur dans cette affiche ? Pourquoi

Les paysans sont mis en valeur à travers leurs activités agricoles.

 

_ Les Républicains Jules Ferry (1832-1893) et Léon Gambetta (1838 -1882) pensent qu’il faut des réformes graduelles pour faire accepter la République à la population française. Léon Gambetta cherche en particulier à conquérir les provinces françaises auparavant royalistes.

_ La période (1880 -1885) est-elle appelée « République opportuniste » car avec Gambetta et Ferry dominent les « opportunistes » favorables au suffrage universel et à la laïcité, au libéralisme économique et à la stabilité sociale.

 

 

Buste de Marianne page 140.

Décrire le buste de Marianne.

Le buste de Marianne (femme symbolisant la République) porte le bonnet phrygien (symbole de liberté) et des insignes maçonniques (équerres et compas).

 

_ La République est soutenue par les classes moyennes et les milieux d’affaires, mais aussi les milieux protestants, les francs-maçons et les notables locaux comme les pharmaciens, les avocats et les instituteurs, « hussards noirs de la République ».

 

 

Allégorie 5 page 137 : le triomphe de la République.

Quels personnages sont renversés par la République ?

Les rois et les Ultras, l’empereur Louis Napoléon Bonaparte et les Prussiens. 

 

_ La loi du 14 août 1884 affirme que « la forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une proposition de révision ». Cette volonté de consolider le régime républicain se manifeste par plusieurs mesures :

* les membres des familles ayant régné en France sont inéligibles à la présidence de la République. En 1886 la loi d’exil oblige les prétendants monarchistes à la restauration à quitter le sol de France. 

* En 1884 les 75 sièges de sénateurs inamovibles prévus en 1875 sont supprimés et remplacés par des sièges électifs répartis entre les départements les plus peuplés.

* La loi d’avril 1884 permet l’élection des maires par les conseils municipaux. Ils ne sont plus nommés par le gouvernement, sauf à Paris demeurant sous la surveillance de préfets nommés par le gouvernement.

 

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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 11:05

 

III. Quelles sont les mobilités en Europe ?

           

            A. Quels flux migratoires parcourent l’espace européen ?

 

Carte page 234 : Les grands flux migratoires

En quoi consistent les flux de population ?

_ Les mobilités internes (intra-européenne) sont réduites : elles concernent chaque année 0,2% de la population totale de l’Union européenne (sept fois moins qu’aux Etats-Unis). Les migrants sont des urbains, des travailleurs qualifiés (brain drain) et des étudiants. Plusieurs formes de mobilité existent : migrations pendulaires entre lieu de résidence et d’emploi, mouvements transfrontaliers (entre France et Suisse, Allemagne ou Belgique), déplacements touristiques vers les littoraux et les espaces de montagne.

_ Les flux externes consistent en des migrations légales et illégales. De 1990 à 2004 l’Union européenne a accueilli en moyenne 700 000 nouveaux arrivants par an. Les migrants sont des demandeurs d’asiles, des travailleurs et des personnes bénéficiant du regroupement familial.

Migration pendulaire (p. 260) : déplacement quotidien entre le domicile et le lieu de travail.

 

Carte page 235 : Les régions attractives de l’Union européenne

Question 2 page 235 : quelles sont les régions de l’UE les plus attractives ? (à plusieurs échelles)

_ Les régions les plus attractives de l’Union européenne sont celles de la dorsale européenne. * A l’échelle européenne se sont l’Allemagne et l’Espagne qui sont les premiers pays d’accueil.

*  A l’échelle régionale les communautés d’étrangers se concentrent dans les grandes régions industrielles : Bade-Wurtemberg et Bavière en Allemagne, Rhône-Alpes en France…

* A l’échelle locale les villes importants attirent les migrants : Paris, Londres, Berlin, Milan, Madrid, Athènes.

 

 

            B. Pourquoi peut-on parler d’une « forteresse Europe » ?

 

T.P. page 250-251 : L’Union européenne, entre ouverture et fermeture de ses frontières

1ère question page 250 : Quelles sont les origines principales des immigrants clandestins en Europe (doc 1) ? Quelles sont les « « principales portes d’entrée » pour cette immigration clandestine ?

_ Les immigrants clandestins proviennent des pays du Sud économique.

* Ce sont des Africains (du Maghreb et d’Afrique subsaharienne) et des Asiatiques : des Proches et Moyens Orientaux (de Turquie et Kurdistan, Iran et Irak) ; des individus originaires d’Asie centrale (Afghanistan, Pakistan), et d’extrême Orient (Inde, Sri Lanka, Chine).

* Le choix d’un pays d’accueil n’est plus lié à l’histoire coloniale même si les Algériens se concentrent en France (99% des Algériens émigrés) et les Indiens en Angleterre. L’immigration récente marocaine et africaine est diffusée dans toute l’Europe selon la logique de l’éventail.

_ Les étrangers sont nombreux en Allemagne : 2 000 000  de Turcs (72% de leur présence en U. E.) contre seulement 200 000 en France, mais aussi 2 millions de Russes et 2,3 millions d’Aussiedler, c’est-à-dire des Allemands de souche installés à l’est de l’Allemagne depuis parfois plusieurs siècles.

 

Quelles sont les « « principales portes d’entrée » pour cette immigration clandestine ?

_ L’immigration clandestine pénètre en Europe par deux grandes portes d’entrée :

* le littoral méditerranéen car les larges côtes difficiles à surveiller sont empruntés par les filières clandestines, par exemple la mafia albanaise organise des passages depuis Tirana jusqu’en Italie ; le détroit de Gibraltar est emprunté par des migrants clandestins malgré les risques de noyades.

* les frontières des pays d’Europe centrale et orientale où les Etats en transition doivent contrôler avec peu de moyens les flux de clandestins. 

 

2ème question page 250 : Repérez et explicitez les principales dispositions relatives eu renforcement des frontières extérieures de l’Europe (Documents 2, 3, 4, 5, 7).

_ Les accords de Schengen signés en 1985 facilitent la libre circulation des Européens mais l’abandon des frontières entre membres conduit à une politique commune des frontières de l’Union européenne. L’agence européenne Frontex créée en 2004 coordonne ainsi la coopération des Etats dans la gestion des frontières extérieures. Les mesures sont variées :

* politique de visas réglementant la durée et l’entrée de voyageurs dans l’espace européen.

* fin des candidatures multiples de demandes d’asile (accords de Dublin en 1990).

* Les expulsions et les détentions de clandestins sont facilitées.

* Les condamnations sont renforcées : pour les transporteurs comme pour les employeurs de clandestins.

           

  

 1e Fiche d’objectifs géographie n°3

LES RESEAUX DE COMMUNICATION EN FRANCE ET EN EUROPE

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

I. Quels sont les enjeux liés aux axes de communications ?  L’exemple transalpin

II. Comment les transports transforment-ils l’espace européen à plusieurs échelles ?

                A En quoi l’Europe est un espace majeur d’échanges ? (échelle continentale)

                B. En quoi la France est-elle un carrefour européen ? (échelle nationale)

                C. En quoi la région forme une « porte de l’Europe » ? (échelle régionale)

III. Quelles sont les mobilités en Europe ?          

                A. Quels flux migratoires parcourent l’espace européen ?

                B. Pourquoi peut-on parler d’une « forteresse Europe » ?

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

Ferroutage (p. 244) : technique de transport combinée rail-route. Elle consiste à faire circuler des véhicules routiers (camions ou remorques de camions) sur des wagons de chemins de fer conçus à cet effet. Le ferroutage présente de nombreux avantages, notamment en matière d’environnement et de sécurité.

Axe : un axe est une ligne, un couloir majeur concentrant les voies de communication, les moyens de transport, autour duquel s’organise l’espace environnant.

Réseau de transport: ensemble des moyens de communication qui desservent et structurent un espace.

Hub (p. 259) : point d’un réseau de transport international à partir duquel rayonnent de nombreuses lignes secondaires. 

Flux : les flux sont des courants d’échanges visibles ou invisibles (flux de marchandises, de personnes, de capitaux, de services).

Plate-forme multimodale (p. 242) : espace spécialisé dans la logistique, relié à plusieurs modes de transports (maritime, transport, aérien).

Migration pendulaire (p. 260) : déplacement quotidien entre le domicile et le lieu de travail.

 

SAVOIR FAIRE

 

3/ JE SAIS METTRE EN RELATION CARTES, CHRONOLOGIE ET TEXTES

4/ JE SAIS ETUDIER UNE CARTE

5/ JE SAIS COMPARER DES CARTES

6/ JE SAIS ELABORER UN SCHEMA GRAPHIQUE 

7/ JE SAIS METTRE EN RELATION PHOTOGRAPHIE, CARTE ET  TEXTES

 

1ère Fiche d’objectifs géographie

 

Les réseaux de communication en France et en Europe

                                               SAVOIR

notions

méthodes

Quels rôles jouent les réseaux de transport sur l’organisation des espaces européens et français ? Quels sont les enjeux des politiques de transport en matière d’aménagement et d’environnement ?

 

I. Quels sont les enjeux liés aux axes de communications ?  L’exemple transalpin

 

 

II. Comment les transports transforment-ils l’espace européen à plusieurs échelles ?

                A En quoi l’Europe est un espace majeur d’échanges ? (échelle continentale)

 

 

 

 

                B. En quoi la France est-elle un carrefour européen ? (échelle nationale)

 

 

 

                C. En quoi la région forme une « porte de l’Europe » ? (échelle régionale)

 

 

III. Quelles sont les mobilités en Europe ?

 

                A. Quels flux migratoires parcourent l’espace européen ?

 

                B. Pourquoi peut-on parler d’une « forteresse Europe » ?  

 

 

 

 

Ferroutage

(I)

 

 

Axe

Réseau de transport

Hub

Flux

(II A)

 

 

 

Plate-forme multimodale (IIC)

 

Migration pendulaire (III A)

 

 

 

 

- Mise en relation cartes, chronologie et textes (I)

 

- étude d’une carte

- comparaison de cartes

(II A)

 

élaboration d’un schéma graphique (IIB)

 

Mise en relation photographie, carte et textes (IIC)

 

Par M. Martineau - Publié dans : Cours 1ère
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 10:59

 

 

B. En quoi la France est-elle un carrefour européen ? (échelle nationale)

 

Carte page 236 Les grandes infrastructures de transport en France à l’horizon 2025

Carte 12 page 245 : transports et organisation de l’espace en France

 

A l’aide des cartes page 236 et 12 page 245, élaborer un schéma graphique sur le sujet : la dimension européenne des réseaux de transport français.

 

 

 

_ La France est un carrefour européen, un espace de transit traversé par les Européens car c’est un point de passage obligé entre Europe du Nord et l’Europe du Sud. De plus, un axe maritime majeur (le Nothern Range ou Rangée Atlantique) passe à proximité de ses côtes. Les flux de marchandises et de voyageurs de la dorsale européenne peuvent emprunter ses axes de communication.

_ Les axes de transports français  sont nombreux et variés. Ils combinent les autoroutes et les trains à grande vitesse (LGV [Ligne à grande vitesse]). De plus Paris est un hub majeur au niveau mondial pour ses aéroports comme Roissy-Charles de Gaulle.

_ La place privilégiée de Paris dans les transports (réseau en étoile) s’explique par l’héritage historique de la centralisation et la place économique et politique de la capitale/

_ Les principaux axes de transit sont l’axe Lille-Paris-Lyon-Marseille (PLM) et le couloir méditerranéen entre l’Espagne et l’Italie via le port de Marseille.

_ Paris, Lyon, Marseille, sont d’importants nœuds de communication grâce aux LGV, à leurs aéroports, aux ports fluviaux ou maritimes : ce sont des plates formes multimodales.

_ Néanmoins, plusieurs obstacles sont à surmonter : les contraintes des montagnes doivent être surmontées grâce à des tunnels, mais la saturation des axes de transports peut entraîner des problèmes de coût, de rapidité ainsi que des dégradations de l’environnement. Les ports français, à l’écart du trafic de conteneur trop souvent, doivent être modernisés.

 

            C. En quoi la région forme une « porte de l’Europe » ? (échelle régionale)

 

ETUDE DE CAS n° 2 : Nord-Pas-de-Calais : l’atout européen

T. P. pages 288-289 : Nord-Pas-de-Calais : l’atout européen

Questions 1 page 289 : Quels atouts représentent la situation de la région et les réseaux de transport pour le Nord-Pas-de-Calais ? (docs 2, 3, 4 et 5)

_ En France, le Nord-Pas-de-Calais forme par sa proximité avec Paris et sa position frontalière avec la dorsale européenne (100 millions d’Européens dans un rayon de 300 km) une « porte de l’Europe ». Elle bénéficie également d’une large ouverture sur la mer (Manche et Mer du Nord), zone d’intense trafic maritime de la Nothern Range.

_ Les réseaux de transport donnent au Nord-Pas-de-Calais la possibilité de valoriser sa situation géographique. Le tunnel sous la Manche et le TGV, les autoroutes, mais aussi le canal Seine-Nord prévu pour 2012… rendent rapides les liaisons avec Paris, Londres et Bruxelles (moins de 150 km).

 

Question 2 page 289 : Pourquoi parle-t-on de plate-forme trimodale (doc. 1) ? Pourquoi l’implanter à Dourges ? (docs 1, 3, 5)

_ La région Nord-Pas-de-Calais dispose d’une plate-forme multimodale nommé Delta 3 combinant la performance du TGV, l’autoroute et les canaux. La plate-forme accueille également une zone logistique, un centre de service et un terminal de transports.

_ La plate-forme a été installé à Dourges car le terrain disponible est abondant dans cet espace minier en reconversion. De plus, la plate-forme est avantagée par sa proximité des métropoles du Nord-Pas-de-Calais (Arras et Lille) et sa situation au cœur des grands axes de transports aussi bien fluvial que routier ou ferroviaire.

 

Plate-forme multimodale (p. 242) : espace spécialisé dans la logistique, relié à plusieurs modes de transports (maritime, transport, aérien).

 

Question 3 page 289 : En quoi l’ouverture européenne est-elle une chance pour la région (docs 1, 2, 3, 4, 5) ?

_ Les investissements étrangers (IDE) sont attirés par la région grâce à la performance et à la variété des infrastructures de transport donnant au Nord-Pas-de-Calais une position de carrefour européen.

_ La proximité de grandes métropoles (en TGV Paris et Lille sont à une heure de distance) et de la mégalopole européenne attirent non seulement des investissements privés, mais aussi des financements de l’Union européenne. Par exemple le canal Seine-Nord a été retenu par Bruxelles comme une infrastructure prioritaire. Au niveau local Lille et son quartier  d’Euralille ont été dynamisés par l’arrivée du TGV.

 

 

Conclusion : Les voies de circulation jouent un rôle capital dans l’organisation de l’espace. Plus un espace est bien relié aux autres, plus il est dynamique.

 

 

 

Par M. Martineau - Publié dans : Cours 1ère
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