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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 23:24

 

Fiche : « L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

 

« L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

                Les chiffres sont accablants : le volume d’eau disponible par habitant, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, est tombé de 3 300 mètres cubes par an en 1960 à 1250 mètres cubes aujourd’hui, soit le volume le plus faible du monde. « Si rien n’est fait pour y remédier, on arrivera à quelque chose comme 650 mètres cubes en 2025, ce qui est proprement insoutenable », explique Ismaïl Serageldin, vice-président de la banque mondiale, chargé du développement durable. […]

 

                En  Cisjordanie, à Gaza et au Yémen, la quantité d’eau disponible atteint tout juste 180 mètres cubes, ce qui, selon les normes internationales, ne peut même plus être qualifié de pénurie, mais représente une réelle disette. Et il ne faut pas s’étonner si ces régions prélèvent abusivement dans leurs eaux souterraines, au risque d’épuiser la nappe phréatique ou d’y faire pénétrer l’eau de mer.

 

                En surface, la ressource est aussi victime de la pollution, car 80 millions d’habitants ne sont pas raccordés à un réseau d’assainissement. […]

 

                L’irrigation agricole, au Maghreb et au Proche-Orient, est à l’origine d’une grande déperdition d’eau. Car »on y dépense beaucoup d’eau pour une faible production », constate le rapport de la banque mondiale intitulé From scarcity to security (De la pénurie à la sécurité d’approvisionnement). Cette région consacre en effet 87 % de sa ressource à l’irrigation, alors que la moyenne mondiale se limite à 69 %. Encore si l’arrosage était efficace, mais ce n’est pas le cas : on évalue à 70 %  la quantité d’eau qui est consommée ou s’évapore en pure perte.

 

                Que faire pour remédier à cette situation ? La Banque mondiale propose d’abord de moderniser les systèmes d’irrigation en multipliant les serres et l’arrosage au goutte à goutte. […]

 

                « On peut doubler ainsi les rendements avec deux fois moins d’eau », dit le rapport. Mieux : une réduction de 15 % du volume d’eau consacré à l’irrigation permettrait de doubler la quantité disponible pour les ménages et l’industrie. […]

 

                Un bon moyen de rationaliser l’usage de la ressource est de traiter les eaux usées aux fins d’irrigation. […]

 

                L’autre moyen, selon la Banque mondiale, consiste à faire payer l’eau à son prix, et donc à réduire les subventions qui encouragent le gaspillage. […]

 

                « Pour la prochaine décennie, il faudra investir entre 5 milliards et 6 milliards de dollars par an dans la région pour éviter une crise de l’eau », précise Ismaïl Serageldin. La poudrière du Proche-Orient se nourrit en effet de suffisamment de conflits pour ne pas en ajouter d’autres.

 

                D’après Roger CANS, Le Monde, 25 mars 1996.

 

1. Présenter le document.

 

2. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

3. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

 

 

Fiche : « L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

 

« L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

                Les chiffres sont accablants : le volume d’eau disponible par habitant, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, est tombé de 3 300 mètres cubes par an en 1960 à 1250 mètres cubes aujourd’hui, soit le volume le plus faible du monde. « Si rien n’est fait pour y remédier, on arrivera à quelque chose comme 650 mètres cubes en 2025, ce qui est proprement insoutenable », explique Ismaïl Serageldin, vice-président de la banque mondiale, chargé du développement durable. […]

 

                En  Cisjordanie, à Gaza et au Yémen, la quantité d’eau disponible atteint tout juste 180 mètres cubes, ce qui, selon les normes internationales, ne peut même plus être qualifié de pénurie, mais représente une réelle disette. Et il ne faut pas s’étonner si ces régions prélèvent abusivement dans leurs eaux souterraines, au risque d’épuiser la nappe phréatique ou d’y faire pénétrer l’eau de mer.

 

                En surface, la ressource est aussi victime de la pollution, car 80 millions d’habitants ne sont pas raccordés à un réseau d’assainissement. […]

 

                L’irrigation agricole, au Maghreb et au Proche-Orient, est à l’origine d’une grande déperdition d’eau. Car »on y dépense beaucoup d’eau pour une faible production », constate le rapport de la banque mondiale intitulé From scarcity to security (De la pénurie à la sécurité d’approvisionnement). Cette région consacre en effet 87 % de sa ressource à l’irrigation, alors que la moyenne mondiale se limite à 69 %. Encore si l’arrosage était efficace, mais ce n’est pas le cas : on évalue à 70 %  la quantité d’eau qui est consommée ou s’évapore en pure perte.

 

                Que faire pour remédier à cette situation ? La Banque mondiale propose d’abord de moderniser les systèmes d’irrigation en multipliant les serres et l’arrosage au goutte à goutte. […]

 

                « On peut doubler ainsi les rendements avec deux fois moins d’eau », dit le rapport. Mieux : une réduction de 15 % du volume d’eau consacré à l’irrigation permettrait de doubler la quantité disponible pour les ménages et l’industrie. […]

 

                Un bon moyen de rationaliser l’usage de la ressource est de traiter les eaux usées aux fins d’irrigation. […]

 

                L’autre moyen, selon la Banque mondiale, consiste à faire payer l’eau à son prix, et donc à réduire les subventions qui encouragent le gaspillage. […]

 

                « Pour la prochaine décennie, il faudra investir entre 5 milliards et 6 milliards de dollars par an dans la région pour éviter une crise de l’eau », précise Ismaïl Serageldin. La poudrière du Proche-Orient se nourrit en effet de suffisamment de conflits pour ne pas en ajouter d’autres.

 

                D’après Roger CANS, Le Monde, 25 mars 1996.

 

1. Présenter le document.

 

2. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

3. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

 

Fiche : « L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

 

« L’or blanc » devient une valeur stratégique

 

                Les chiffres sont accablants : le volume d’eau disponible par habitant, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, est tombé de 3 300 mètres cubes par an en 1960 à 1250 mètres cubes aujourd’hui, soit le volume le plus faible du monde. « Si rien n’est fait pour y remédier, on arrivera à quelque chose comme 650 mètres cubes en 2025, ce qui est proprement insoutenable », explique Ismaïl Serageldin, vice-président de la banque mondiale, chargé du développement durable. […]

 

                En  Cisjordanie, à Gaza et au Yémen, la quantité d’eau disponible atteint tout juste 180 mètres cubes, ce qui, selon les normes internationales, ne peut même plus être qualifié de pénurie, mais représente une réelle disette. Et il ne faut pas s’étonner si ces régions prélèvent abusivement dans leurs eaux souterraines, au risque d’épuiser la nappe phréatique ou d’y faire pénétrer l’eau de mer.

 

                En surface, la ressource est aussi victime de la pollution, car 80 millions d’habitants ne sont pas raccordés à un réseau d’assainissement. […]

 

                L’irrigation agricole, au Maghreb et au Proche-Orient, est à l’origine d’une grande déperdition d’eau. Car »on y dépense beaucoup d’eau pour une faible production », constate le rapport de la banque mondiale intitulé From scarcity to security (De la pénurie à la sécurité d’approvisionnement). Cette région consacre en effet 87 % de sa ressource à l’irrigation, alors que la moyenne mondiale se limite à 69 %. Encore si l’arrosage était efficace, mais ce n’est pas le cas : on évalue à 70 %  la quantité d’eau qui est consommée ou s’évapore en pure perte.

 

                Que faire pour remédier à cette situation ? La Banque mondiale propose d’abord de moderniser les systèmes d’irrigation en multipliant les serres et l’arrosage au goutte à goutte. […]

 

                « On peut doubler ainsi les rendements avec deux fois moins d’eau », dit le rapport. Mieux : une réduction de 15 % du volume d’eau consacré à l’irrigation permettrait de doubler la quantité disponible pour les ménages et l’industrie. […]

 

                Un bon moyen de rationaliser l’usage de la ressource est de traiter les eaux usées aux fins d’irrigation. […]

 

                L’autre moyen, selon la Banque mondiale, consiste à faire payer l’eau à son prix, et donc à réduire les subventions qui encouragent le gaspillage. […]

 

                « Pour la prochaine décennie, il faudra investir entre 5 milliards et 6 milliards de dollars par an dans la région pour éviter une crise de l’eau », précise Ismaïl Serageldin. La poudrière du Proche-Orient se nourrit en effet de suffisamment de conflits pour ne pas en ajouter d’autres.

 

                D’après Roger CANS, Le Monde, 25 mars 1996.

 

 

1. Présenter le document.

 

2. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

3. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

 

Réponses :

 

1. Présenter le document.

 

Le document est un extrait d’article du journal Le Monde rédigé le 25 mars 1996 par Roger Cans. Il a pour sujet les tensions politiques crées par le manque progressif d’eau au Maghreb et au Proche-Orient.

 

 

2. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

L’eau menace de manquer au Proche-Orient (le volume d’eau/ habitant a diminué de 3 300 m3 en 1960 à 1 250 m3 en 1996) car la population augmente et les besoins en eau pour l’irrigation agricole augmentent en proportion. L’eau est principalement consacrée à l’agriculture au détriment de la consommation des habitants. Le gaspillage de l’eau (70%) à cause de l’évaporation est grand.

 

 

3. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

Pour éviter les conflits liés à la pénurie d’eau, il est possible de « moderniser le système d’irrigation », par les serres et l’arrosage goutte à goutte ce qui évite l’évaporation et le gaspillage de l’eau. On peut aussi « traiter les eaux usées » c’est-à-dire utilisée pour les besoins domestiques, etc… pour recycler l’eau et s’en servir pour l’irrigation. Enfin, en plus des solutions techniques, il existe une solution économique : celle d’éviter les gaspillages en laissant augmenter le prix de l’eau.  

 

 

 

 

 

IV. Quels sont les conflits géopolitiques liés à l’eau ?

 

Texte 1 page 290 : Le Proche-Orient craint une pénurie d’eau

Questions 1 et 5 page 291 (OU fiche « L’or blanc » devient une valeur stratégique)

 

1. Pourquoi une crise de pénurie d’eau menace-t-elle le Proche-Orient ?

 

            L’eau menace de manquer au Proche-Orient (le volume d’eau/ habitant a diminué de 3 300 m3 en 1960 à 1 250 m3 en 1996 [l.2-3]) car la population augmente et les besoins en eau pour l’irrigation agricole (l. 18) augmentent en proportion. L’eau est principalement consacrée à l’agriculture au détriment de la consommation des habitants (l. 22-23). Le gaspillage de l’eau (70%) à cause de l’évaporation (l.25-26) est grand.

 

 

+  Texte 5 page 291 : Les cartes de la paix

 

5. Quelles solutions sont préconisées pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient ?

 

* Pour éviter les conflits liés à la pénurie d’eau, il est possible de « moderniser le système d’irrigation » (l. 28), par les serres et l’arrosage goutte à goutte ce qui évite l’évaporation et le gaspillage de l’eau. On peut aussi « traiter les eaux usées » (l. 35) c’est-à-dire utilisée pour les besoins domestiques, etc… pour recycler l’eau et s’en servir pour l’irrigation. Enfin, en plus des solutions techniques, il existe une solution économique : celle d’éviter les gaspillages (l. 36 à 38) en laissant augmenter le prix de l’eau.  

 

* On peut aussi proposer la désalinisation de l’eau de mer, mais c’est une solution très coûteuse. On peut imaginer un pipeline amenant l’eau des fleuves turcs.

 

_ L’eau est qualifié « d’or blanc » à cause de la pénurie d’eau dans les régions arides du Maghreb et du Proche et Moyen-Orient. En effet l’augmentation de la population et les forts besoins d’eau pour l’irrigation agricole diminuent le volume d’eau disponible par habitant (3 300 m3 en 1960 pour 1 250 m3 en 1996). Cependant le gaspillage de l’eau est important du fait de l’évaporation de l’eau agricole.

_ Pour éviter des « guerres de l’eau » au Proche-Orient, plusieurs solutions sont préconisées : * techniques : serres et arrosage goutte à goutte pour éviter l’évaporation, recycler l’eau afin de s’en servir pour l’irrigation… Mais aussi désalinisation de l’eau de mer ce qui est difficile à cause du fort coût de l’eau dessalée, pipeline amenant l’eau des fleuves turcs mais il faudrait la paix dans la région.

* économique : augmenter le prix de l’eau pour que la population évite les gaspillages.

 

 

 

 

 

Tle Fiche d’objectifs géographie n°3

 

L’EAU DANS LE MONDE

 

    SAVOIR   

 

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

 

I. L’eau est-elle disponible pour tous ?

 

            A Quelles sont les disponibilités en eau à l’échelle de la planète ?

 

            B. L’eau est-elle une ressource renouvelable ?

II. Quels conflits sont liés à l’usage de l’eau ?

            A.  Quels rapports peut-on établir entre eau et développement ?

 

            B. Quelles sont les rivalités pour l’usage de l’eau ?

 

III. Comment concilier écologie et développement économique dans l’usage de l’eau?

 

            A. Quelles sont les pollutions des eaux ? Quel traitement est apporté à l’eau ?

            B. Quels sont les aménagements et les grands travaux pour maîtriser l’eau ?

 

IV. Quels sont les conflits géopolitiques liés à l’eau ?

 

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

 

Stress hydrique : Notion utilisée par l’ONU pour désigner une situation où les disponibilités en eau sont inférieures à 1700 m3 par an, ce qui peut entraîner des pénuries.

 

Eau potable : Eau consommable pour la boisson et l’hygiène ne présentant aucun danger pour la santé humaine. Le minimum vital est estimé par l’ONU à 1 000 m3 par habitant et par an.

 

 

3/ JE SAIS REPERER DANS L’ESPACE :

 

 

_ Le fleuve bleu (Chang Jiang) _ Le Jourdain               _ Le Nil

 

 

SAVOIR FAIRE

 

 

5/ JE SAIS ANALYSER UNE CARTE

 

 

6/ JE SAIS ANALYSER DES GRAPHIQUES EN BARRE

 

 

7/ JE SAIS ANALYSER UN TABLEAU STATISTIQUE

 

 

8/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

 

 

9/JE SAIS METTRE EN RAPPORT UNE CARTE ET UN TEXTE

 

 

 

 

 

Par J.-V. Martineau - Publié dans : Cours Terminale STG
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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 23:17

L’EAU DANS LE MONDE

Série STT             Manuel :      MAGNARD, 1998

Introduction : L’eau est une ressource indispensable à la vie. Elle est parfois rare sous sa forme d’eau potable. La forte augmentation de la population accroît aussi les besoins en eau.

Problématique : Pourquoi l’eau est-elle devenue un bien stratégique ? Quels sont les risques de conflits liés à l’inégale répartition de l’eau ?

 I. L’eau est-elle disponible pour tous ?

 

           

            A Quelles sont les disponibilités en eau à l’échelle de la planète ?

 

Carte 1 page 278 : Ressources en eau dans le monde

 

Schéma graphiques en barres : L’eau sur la planète

 

Question 1 page 279 : Dans quelles régions sont situés les plus importants réservoirs d’eau douce de la planète ?

 

_ 97% de l’eau présente sur la planète est non potable car c’est de l’eau marine salée. De plus 2% de l’eau douce est présente sous forme de glace. Seule 1% de l’eau est accessible à la consommation humaine. L’eau est donc une ressource rare et précieuse.

_ Les régions avec les ressources en eau renouvelables les plus importantes sont les régions tempérées (Europe, Amérique du Nord) et les régions équatoriales (Brésil, Afrique équatoriale).

 

 

 

Que dire de la situation en eau de la Chine et de l’Inde ? Pourquoi cette situation? En quoi est-ce alarmant ?

 

Les ressources en eau sont importantes pour les deux géants démographiques que sont l’Inde et la Chine, mais ne suffisent pas pour le grand nombre de leur population. La situation est alarmante car la population augmente du fait de la transition démographique et l’allongement de la durée de vie mais pas les ressources en eau.

 

 

 

_ L’eau douce accessible à l’homme ne constitue que 1% de l’eau présente sur Terre (mers d’eau salée, glaciers…). L’eau est inégalement répartie sur la planète. Les zones où l’eau est abondante sont les régions tempérées (Europe, Amérique du Nord) et les régions équatoriales (Brésil, Afrique équatoriale).

_ Même dans les régions où la présence de l’eau est forte, une population nombreuse et  en croissance (Inde, Chine) pose le problème du manque d’eau. A ressources équivalentes, un Chinois dispose de vingt fois moins d’eau qu’un Canadien.

 

 

 

Question 2 page 279 : Quelles sont les régions arides ?

 

Une diagonale aride traverse les continents asiatique et africain depuis la Chine (désert du Gobi) jusqu’au Maroc en passant par l’Asie centrale, la péninsule arabique et le Sahara. Les montagnes andines, le cœur de l’Australie ainsi que le désert de Kalahari en Afrique australe sont des zones arides.

 

Quel est le niveau de développement économique et humain de ces zones ?

 

A l’exception de l’Australie ce sont des zones situées dans les Pays en Voie de Développement.

 

 

 

_ Une vaste diagonale aride traverse les continents asiatique et africains depuis le désert de Gobi (Chine) jusqu’au Sahara (Maroc) en passant par la péninsule arabique. Des régions hyper-arides se trouvent encore en Afrique australe (désert du Kalahari) et dans les montagnes andines. Ce sont surtout des zones présentes dans les Pays en Voie de Développement (à l’exception du cœur désertique de l’Australie).  Les régions sèches - comme celles d’Afrique du Nord et du Proche et Moyen-Orient - souffrent fréquemment de stress hydrique. 

 

Stress hydrique : Notion utilisée par l’ONU pour désigner une situation où les disponibilités en eau sont inférieures à 1700 m3 par an, ce qui peut entraîner des pénuries.

 

 

            B. L’eau est-elle une ressource renouvelable ?

 

Schéma 4 page 279 : Le cycle de l’eau

 

[    (Reconstituez les étapes du cycle de l’eau. Quel en est le moteur ?)

 

_ 1) L’eau contenue dans les océans s’évapore. 2) Des nuages de vapeur se forment dans l’atmosphère. 3) Des précipitations (pluie, neiges…) s’abattent sur les océans et les continents et les océans à la suite de la condensation de la vapeur d’eau. 4) Une partie s’évapore pour reprendre le cycle ; le reste s’écoule (fleuves et rivières…) ou s’infiltre dans les nappes pour finalement rejoindre à nouveau l’océan.

 

_ Le moteur du cycle de l’eau est l’évaporation.         ]

 

 

 

 

Question 3 page 279. Comment l’homme peut-il perturber le cycle de l’eau ?

 

* L’homme peut perturber le cycle de l’eau en favorisant le retour rapide de l’eau dans l’atmosphère. L’eau utilisée pour l’irrigation s’évaporent et ne retournent pas dans les cours d’eau et les nappes phréatiques.

 

* Les revêtements routiers et urbains, les barrages, peuvent encore modifier les conditions de l’écoulement des eaux.

 

 

 

 

_ L’eau est une ressource renouvelable grâce au cycle de l’eau. Mais l’homme peut perturber ce cycle d’évaporation et de précipitation par la construction de barrages et de canaux, des revêtements routiers et urbains qui modifient l’écoulement des eaux, empêchant ainsi les infiltrations dans les nappes…

 

 

 

 

Quels sont les autres dangers pour l’eau durant son cycle ?

 

L’eau peut être pollué par les activités humaines avec les rejets industriels et les engrais agricoles qui peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques.

 

_  La pollution des nappes phréatiques par les rejets industriels ou l’usage trop importants d’engrais chimiques constituent également un risque.

 

 

II. Quels conflits sont liés à l’usage de l’eau ?          

            A.  Quels rapports peut-on établir entre eau et développement ?

 

Graphique en barres 1 page 285 : L’usage de l’eau par continent

 

Tableau chiffré 5 page 285 : Demande et consommation d’eau en Espagne.

 

1. Comment expliquez-vous les différences entre les usages de l’eau selon les zones géographiques ?

 

Les différences entre les usages de l’eau correspondent au niveau et au type de développement des différentes zones géographiques, mais aussi au climat (Espagne). Les pays développés utilisent la majorité de leur eau pour l’industrie et l’usage domestique, alors que les Pays en Voie de Développement consacrent celle-ci pour l’agriculture. Dans le monde l’eau est principalement (70%) vouée au secteur agricole.

 

 

_ Au niveau mondial l’agriculture consomme 70% du total de l’eau exploité, l’industrie 22% et seulement 8% pour l’usage domestique. 

 

_ Cependant, les répartitions de l’usage de l’eau sont différentes selon les continents et les Etats à cause des différences climatiques, mais aussi de civilisations et du niveau de développement économique.

Graphique en barres 1 page 285 : L’usage de l’eau par continent

 

 

Quelle géographie de la consommation de l’eau peut-on établir selon les continents, selon les activités ?  (Selon vous, quelle est l’évolution ?)

 

_ On peut distinguer trois catégories de pays :

 

* Les pays développés, où la consommation industrielle domine (Amérique du Nord, Europe, Japon, Russie). La demande en eau se stabilise du fait des populations stationnaires et du degré de développement atteint.

 

* Les pays en développement gros consommateurs, dont le processus d’industrialisation, la croissance démographique et les techniques d’agriculture modernes accélèrent la demande.

 

* Les pays en développement faiblement consommateurs : l’aridité limite l’usage de l’eau a des fins presque exclusivement agricoles. La consommation y est stationnaire du fait du plafonnement des ressources (Moyen-Orient, une partie de l’Afrique).

 

 

 

 

            B. Quelles sont les rivalités pour l’usage de l’eau ?

 

Carte 3a) page 284 : Une situation complexe : l’exemple d’Alger

 

Texte 3b) L’alimentation d’Alger

 

Question 3 page 285 : En quoi l’exemple de l’Algérie est-il préoccupant ?

 

_ Les besoins en eau des citadins d’Alger augmentent fortement et provoquent un double risque : celui de ne pas réussir à fournir toute l’eau demandée à la capitale, celui de prélever à l’excès l’eau réservée à l’agriculture.

 

* Les prévisions pour la consommation d’eau à Alger montre une augmentation de 50 millions de m3 d’eau en 1972 à 400 millions de m3 en 2000.  C’est dû à la transition démographique et à la forte augmentation de la population, ainsi qu’à l’adoption d’un mode de vie plus dépensier en eau : hygiène, piscines…

 

* Les aménagements (barrages, conduite de l’eau depuis les montagnes…) coûtent chers, privent d’eau les régions où elle est prélevée et gaspillent la ressource (« le réseau, dégradé, perd 40% de l’eau qu’il achemine »).

 

_ Les demandes en eau augmentent fortement avec la croissance démographique et l’adoption de nouveaux modes de vie dans les Pays en Voie de Développement :

 

* En Afrique par exemple le nombre de citadins s’élevait à 30 millions en 1950 et 300 millions en 2000. A Alger les prévisions de consommation d’eau passent de 50 millions en 1972 à 400 millions en 2000. Fournir de l’eau potable pour des Etats pauvres constitue un défi.

 

* L’élévation du niveau de vie pousse à un désir de loisirs consommateurs d’eau (piscines, golfs…). Cela s’ajoute aux fortes consommations liées aux besoins d’hygiène et domestiques.

 

_ La rivalité pour s’accaparer l’eau est forte entre les besoins urbains (consommation domestique mais aussi industries) et l’utilisation de l’eau pour l’agriculture. L’Etat arbitre en faveur des villes mais l’activité agricole est menacée.

 

_ Le tourisme apporte de nombreuses rentrées d’argent au pays mais est coûteux en eau (piscines des grands hôtels à côté de la mer…), par exemple en Tunisie.

 

 

 

 

III. Comment concilier écologie et développement économique dans l’usage de l’eau?

 

            A. Quelles sont les pollutions des eaux ? Quel traitement est apporté à l’eau ?

 

Texte 5 page 283 : Les maladies de l’eau

 

Question 1 page 283 : Quels sont les effets provoqués par la consommation d’eaux insalubres ? Quelles régions en sont principalement victimes ?

 

_ Les maladies sont nombreuses : poliomyélite (l. 1), fièvre typhoïde (l. 3), dysenteries (l. 5), choléra (l. 6), ver de Guinée (l. 8), paludisme (l ; 14). Les effets sont  la fièvre et la dysenterie ; douleur, infection, gonflement des jambes, immobilisation des malades.

_ Les régions principalement touchées sont celles situées dans les Pays en Voie de Développement (l. 17-18) surtout dans la zone tropicale (l. 4). Les régions citées sont celle du delta du Gange et de l’Afrique intertropicale (l. 6-7).

 

_ L’eau est à l’origine de nombreuses maladies dans les Pays en Voie de Développement. 2, 5 millions de personnes meurent chaque année à cause d’une eau contaminée par les germes et la pollution, surtout dans les Pays en Voie de Développement. Les zones tropicales, le delta du Gange et l’Afrique intertropicale sont plus particulièrement touchés.

 

Photographie 3 page 287 : Station de traitement des eaux au Canada

 

Quels services rendent cette installation ? Pourquoi cette installation est-elle indispensable ? Est-ce cher ?

 

_ La station de traitement des eaux permet de purifier l’eau, de lui enlever les germes de maladie et la pollution, avant que l’eau  soit rejetée dans les rivières et réutilisée. 

_ Les pays développés ont besoin de ce type d’installation à cause de leurs pollutions liées aux activités industrielles (rejets d’usines) mais aussi agricoles (engrais chimiques, nitrates en Bretagne).

_ Les pays du Sud ne peuvent pas toujours s’équiper à cause du coût de telles installations.

 

_ L’eau est polluée par les activités industrielles (rejets d’usines) ou/et agricoles (engrais chimiques dont les composants s’infiltrent dans les nappes phréatiques, nitrates en Bretagne) dans les Pays Développés.

_ Les Pays Développés disposant de moyens financiers ont construit des stations de traitement des eaux. Mais l’épuration de l’eau exige des investissements coûteux. Aussi les pays du Sud ont des équipements insuffisants par rapport à une population et des besoins en augmentation. 1,2 milliard de personnes n’ont pas encore accès à l’eau potable en 2001.

Eau potable : Eau consommable pour la boisson et l’hygiène ne présentant aucun danger pour la santé humaine. Le minimum vital est estimé par l’ONU à 1 000 m3 par habitant et par an.

 

Les maladies liées à l’eau et leurs conséquences

 

Origine de la maladie

Maladie

Morbidité/mortalité (par an)

Infections fécales et orales (véhiculées par l’eau de boisson)

Diarrhée et dysenterie

1,5 milliard de cas ; 3,3 millions de morts chez les moins de 5 ans (5 millions de morts)

Infections liées à une hygiène insuffisante

Trachome, gales et autres infections de la peau

146 millions de cas, 6 millions d’aveugles

Infections liées au manque d’assainissement

Téniase (ténia : ver solitaire)

700 millions de personnes infectées

Infections fécales et orales

Fièvre typhoïde

500 000 cas, 25 000 morts

Infections fécales et orales

Choléra

500 000 cas, 20 000 morts

           

            B. Quels sont les aménagements et les grands travaux pour maîtriser l’eau ?

 

Photographie 3 page 281 : transfert d’eau en Arizona

 

Dessins 4 page 280-281 : le barrage des trois Gorges sur le Chang Jiang (Yangtsé).

Question 3 page 281 : Quels sont les types d’aménagements réalisés par l’homme pour faire face aux besoins croissants en eau ?

 

Plusieurs types d’aménagements sont réalisés pour répondre à la demande croissante en eau :

* Le transfert de l’eau sur de longues distances. Comme pour le Projet Central de l’Arizona entre le lac Havasu et le centre de l’Arizona sur 536 km.

* Les barrages réservoirs sont construits pour retenir l’eau et se protéger des crues dévastatrices, réguler l’approvisionnement en eau et améliorer la navigabilité du fleuve, mais aussi fournir de l’hydroélectricité. Le barrage des Trois-Gorges en Chine sur le Chang Jiang (fleuve bleu) est le plus grand chantier du monde : plus de 50 000 personnes travaillent jour et nuit à la construction du barrage qui devrait être achevé en 2009. Mais les conséquences sont importantes : 1,3 million d’expulsés ; 12 villes et 4 500 villages sont submergés car le niveau de l’eau se sera élevé de 175 mètre en 2009. 

 

_ Les aménagements et les grands travaux sont nécessaires pour satisfaire la demande croissante en eau d’une population en forte augmentation. Depuis 1950 le nombre de barrages a été multiplié par 7.

* Le transfert de l’eau sur longue distance permet d’approvisionner en eau des centres éloignés de la source d’eau. Par exemple le Projet Central de l’Arizona qui opère ce transfert sur 536 km (depuis le lac Havasu jusqu’au centre de l’Arizona).

* Les barrages sont gigantesques comme celui d’Assouan sur le Nil ou celui des Trois-Gorges en Chine sur le Chang Jiang (fleuve bleu).

            - Mais ce projet conduit à l’expulsion de 1,3 million de personnes et à la submersion de 12 villes et 4 500 villages, son coût est important : 36 milliards de dollars.

            - Cependant les avantages sont nombreux : protection contre les crues, régulation de l’approvisionnement en eau, amélioration de la navigation sur le fleuve, hydroélectricité.

 

 

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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 23:14

ETUDE DE STATISTIQUES

 

1. PRESENTER LE DOCUMENT

Pour cela, il faut réfléchir sur la nature de l’information statistique.

 

* S’agit-il d’un tableau de répartition ? D’évolution ? De comparaison ?

 

Les tableaux sont des tableaux d’évolution (Cf. 3e colonne). [On peut cependant comparer les évolutions des deux pays avec les deux tableaux]

 

* Quelles sont les sources des données ? Peut-on émettre des réserves ?

 

_ Les sources des données sont les chiffres estimés par Population Référence Bureau, un organisme qui dresse un tableau de la population mondiale.

_ Les réserves portent sur les estimations faites pour l’Inde et la Chine en 1995, alors que les autres chiffres sont fiables (provenant de recensements).

 

* Quelles sont les informations présentées ? Quelle est la spécificité de chaque colonne ?

_ Les informations présentées sont les évolutions en millions d’habitants, en indices, et l’accroissement total en % de la population de deux pays, l’Inde et la Chine.

_ Chaque colonne utilise un critère d’analyse (unité de mesure) différent.

 

Les séries chronologiques sont-elles continues (une valeur pour chaque année) ? Si non, quel événement démographique important en Chine n’apparaît pas ?

_ Les séries chronologiques ne sont pas continues, elles montrent des écarts d’environ une dizaine d’années.

_ L’événement qui n’apparaît pas c’est la grande famine et la forte mortalité des années 1960, lors de la révolution culturelle lancée par le président chinois Mao Zedong.

 

Les intervalles étudiés sont-ils équivalents entre la Chine et l’Inde ? Quelles comparaisons est-il possible d’effectuer ?

_ Non. Les intervalles étudiés ne sont pas identiques entre l’Inde (tous les 10 ans) et la Chine (12 ans [1970-1982], 8 ans (1982-1990), 5 ans jusqu’en 1995).

_ 1982-1984 ; 1995 et 1995.

 

 

 

 

 

2. EXTRAIRE LES INFORMATIONS ET LES INTERPRETER

 

 

* Pourquoi peut-on parler de défi ? Quel est l’Etat qui a enregistré la plus forte croissance totale en valeur absolue depuis 1950 ?

 

_ On peut parler de défi du nombre, à cause du doublement de la population (550 millions en 1950 jusqu’à 1 211 millions en 1990 ; 361 millions en 1954 jusqu’à 915 millions en 1994) en 40 ans (1e à 2 générations) ; de plus la population atteint le milliard d’habitant.

_ Les opérations donnent la réponse : 915 – 361 = 554 ; 1 211 - 550 = 661. La Chine a enregistré la plus forte croissance totale en valeur absolue depuis 1950.

 

 

* En revanche, que montre l’évolution exprimée en indices ? Quel est l’inconvénient de la seule utilisation de l’indice ?

 

_ Par contre l’évolution en indice montre une plus forte augmentation de la population en Inde (253,5 en Inde contre 220 en Chine pour 1994-95).

_ L’inconvénient de la seule évolution de l’indice est de gommer (de ne pas montrer) les différences numériques (en nombre d’habitants) entre les deux pays.

 

 

En valeur relative, à quelle période la croissance de la population semble avoir été la plus forte ? Constate-t-on le même phénomène en valeur absolue ? Pour obtenir la croissance relative suffit-il d’additionner les pourcentages ?

 

_ La croissance de la population en valeur relative semble avoir été la plus forte durant la période des années 1960 à 1980. Et pour l’Inde dans les années 1980-1990.

_ En valeur absolue la période de plus fort accroissement de la population est : 60 à 80 pour la Chine, années 80 à 90 pour l’Inde selon les chiffres.

_ Non. Car par exemple en Inde dans les années 1980-1990 la croissance en pourcentage n’est pas la plus forte (23,8%).

 

 

Valeur relative selon les indices

 

Années

Chine

 

Inde

 

50-60

100 à 120

20

100 à 121,6

21,6

60-70

120 à 151

31

 

121,6 à 151,8

30,2

 

70-80

151à 183

32

 

151,8 à 189,2

37,4

 

80-90

183 à 206

23

189,2 à 234,3 

45,1

 

90-95

206 à 220

14

234,3 à 253,5

19,2

 

Valeur absolue (population en millions)

 

Années

Chine

 

Inde

 

50-60

660 – 550

110

 

439-361

78

 

60-70

830 - 660

170

 

548-439

109

 

70-80

1008 – 830

178

 

643-548

95

 

80-90

1133 – 1008

125

 

846-643

203

 

90-95

1211 - 1133

78

 

915-846

69

 

 

 

 

 

 

 

Un démographe chinois explique comment la Chine est arrivée à un fort déséquilibre des sexes :

 

 

                Aujourd’hui [en 2005], toute la Chine accuse un déséquilibre des naissances en faveur des garçons, alors que, dans les années 1990, seules certaines provinces côtières étaient concernées par ce problème.  […] Le cinquième recensement général de la population (en l’an 2 000) a permis de constater que le rapport des sexes s’élève désormais en Chine à 119 naissances de garçons pour 100 naissances de filles […].

 

                Désormais, l’Etat considère comme très important le problème posé par le déséquilibre des naissances, car cela reflète également un non-respect des droits de la femme. […] Même si ces petites filles passent le cap de la naissance, elles sont souvent négligées : leur taux de mortalité est beaucoup plus élevé que celui des garçons. […]]

 

                Le fort rapport de masculinité devrait, selon les spécialistes, créer des tensions sur la nuptialité. En effet, les individus de sexe masculin étant de plus en plus nombreux, ils ne trouveront bientôt plus de femmes en nombre suffisant dans la tranche d’âge correspond à la leur. Ils rechercheront alors des conjointes plus jeunes, puis, à un certain stade, devront se tourner vers d’autres régions, ce qui entraînera une émigration de type conjugal. Finalement, il n’y aura plus assez de femmes sur place pour permettre aux hommes habitant ces terres d’émigration de se marier. C’est ainsi qu’on arrivera au chiffre de « 30 millions de célibataires » masculins. […]

 

                Des études ont montré que ce phénomène avait trois causes : tout d’abord, les bébés filles sont plus souvent abandonnés, ce qui explique leur nombre élevé au sein de l’assistance publique ; d’autre part, la généralisation de l’échographie depuis 1985 a conduit de nombreuses personnes à recourir à l’avortement pour éliminer les petites filles non désirées. Enfin, les déclarations de naissance sont entachées d’erreurs, d’omissions et de supercheries (dans le but de se laisser une chance d’avoir un deuxième enfant, de sexe masculin, sans être sanctionné). 

 

1. Quelle est la situation de la masculinité en Chine ? Comment a-t-elle évoluée depuis 1990 ?

 

2. Quelles sont les causes de la situation de la masculinité ? Qu’est-ce que cela reflète ?

 

3. Quelles sont les conséquences sur le mariage de cette situation ?

 

4. Pourquoi les filles sont-elles traitées ainsi ?

 

 

 

 

 

Un démographe chinois explique comment la Chine est arrivée à un fort déséquilibre des sexes :

 

 

                Aujourd’hui [en 2005], toute la Chine accuse un déséquilibre des naissances en faveur des garçons, alors que, dans les années 1990, seules certaines provinces côtières étaient concernées par ce problème.  […] Le cinquième recensement général de la population (en l’an 2 000) a permis de constater que le rapport des sexes s’élève désormais en Chine à 119 naissances de garçons pour 100 naissances de filles […].

 

                Désormais, l’Etat considère comme très important le problème posé par le déséquilibre des naissances, car cela reflète également un non-respect des droits de la femme. […] Même si ces petites filles passent le cap de la naissance, elles sont souvent négligées : leur taux de mortalité est beaucoup plus élevé que celui des garçons. […]]

 

                Le fort rapport de masculinité devrait, selon les spécialistes, créer des tensions sur la nuptialité. En effet, les individus de sexe masculin étant de plus en plus nombreux, ils ne trouveront bientôt plus de femmes en nombre suffisant dans la tranche d’âge correspond à la leur. Ils rechercheront alors des conjointes plus jeunes, puis, à un certain stade, devront se tourner vers d’autres régions, ce qui entraînera une émigration de type conjugal. Finalement, il n’y aura plus assez de femmes sur place pour permettre aux hommes habitant ces terres d’émigration de se marier. C’est ainsi qu’on arrivera au chiffre de « 30 millions de célibataires » masculins. […]

 

                Des études ont montré que ce phénomène avait trois causes : tout d’abord, les bébés filles sont plus souvent abandonnés, ce qui explique leur nombre élevé au sein de l’assistance publique ; d’autre part, la généralisation de l’échographie depuis 1985 a conduit de nombreuses personnes à recourir à l’avortement pour éliminer les petites filles non désirées. Enfin, les déclarations de naissance sont entachées d’erreurs, d’omissions et de supercheries (dans le but de se laisser une chance d’avoir un deuxième enfant

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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 22:25

III. Quels sont les liens entre les problèmes de population et le développement 

 

Introduction : L'augmentation du nombre d'habitants et du niveau de vie de ces pays en fait des puissances économiques au poids grandissant dans l'économie mondiale (abondance de main d'oeuvre bon marché, production et consommation en expansion). Leur développement économique s'accélère depuis les années 80.

 

Problématique : Comment « nourrir, soigner, éduquer » ?

 

            A. Comment répondre au défi alimentaire ?

 

Graphiques 4 page 211 : Productions de grains alimentaires, population et disponibilité par habitant entre 1950 et 1995.

 

Question 2 page 211 : Analysez les résultats obtenus par la Chine et l’Inde. Comment s’expliquent-ils ?

 

_ De 1950 à 1995 les populations indiennes et chinoises ont fortement augmenté. Cependant, dans le même temps la production agricole n’a cessé d’augmenter encore plus. Cela a permis un accroissement de la production par habitant   

 

_ Les résultats obtenus s’expliquent par une intensification agricole due à des moyens techniques modernes. On l’appelle la Révolution verte.

 

 

Photographie 2 page 210 : paysage agricole au Pendjab

 

Quels sont les signes de l’intensification agricole ?

 

L’intensification agricole se constate par l’utilisation de moyens et de techniques modernes : mécanisation de l’agriculture (utilisation de tracteurs), irrigation (tuyau apportant l’eau au champ)

 

On ne voit pas mais on imagine l’utilisation d’engrais chimiques et de pesticides (fongicides, herbicides, insecticides).

 

 

 

_ Pour nourrir une population nombreuse et en forte expansion démographique, des innovations techniques sont utilisées : c’est la Révolution verte. Celle-ci consiste en l’utilisation combinée de la mécanisation et de l’irrigation, de l’amélioration des semences et de la consommation d’engrais chimiques.

 

_ La Révolution verte a permis l’autosuffisance alimentaire en Inde en 1970 et en Chine en 1980. Depuis 1978 l’Inde exporte même des céréales (2e exportateur de riz en 1996). Cependant la pollution (engrais chimiques et pesticides) est importante et la malnutrition menace toujours (53% des enfants de moins de cinq ans en Inde et 16% en Chine en 1996).

 

Révolution verte : innovations techniques combinant amélioration des semences, consommation d’engrais chimiques, mécanisation et irrigation.

 

            B. Quelles sont les inégalités entre villes et campagnes ?

 

Texte 6 page 215 : travailler à Shanghai

 

Quelle est l’origine sociale de la travailleuse ? Quels sont les avantages et les inconvénients de son travail en ville ?

 

_ L’ouvrière est originaire de la campagne.

 

_ L’avantage du travail dans la ville de Shanghai est un salaire mensuel beaucoup plus importants que les revenus gagnés à la ferme ou le travail est aussi très dur. Mais les inconvénients sont un travail fatiguant et une longue journée à accomplir : 15 heures de travail par jour.

 

 

(1 yuan = 2 francs ; 3 yuans = 1 euro)

 

 

_ L’écart du niveau de vie est important entre les campagnes et les villes. En Chine en 2000, le revenu moyen des ruraux est de 2 300 yuans contre 6 300 pour les citadins.

 

_ L’exode rural permet le développement de l’industrie avec une main-d’œuvre abondante et docile, faiblement payée. Mais, dans ces conditions, le contraste entre grande richesse et forte pauvreté est important dans les villes : A Bombay en 1985 sur la population de 9 millions d’habitants, 4,5 millions vivaient dans la rue ou dans des bidonvilles.

 

 

                C. Quelles sont les contraintes imposées par les traditions ?

 

                        1. Le système des castes en Inde

 

Transparent : Les castes en Inde et l’inégalité sociale

 

En quoi consiste le système des castes ? En quoi entretient-il l’inégalité sociale ?

 

_ En Inde les castes sont des catégories sociales où est enfermée une personne à la naissance.  

 

_ La hiérarchie entre les castes est forte. La personne d’une caste inférieure ne peut se marier ou avoir des contacts avec les membres d’une caste supérieure.

 

Système des castes : séparation en Inde de la société en groupes hiérarchisés, d’après la notion de pureté de l’activité professionnelle ou rituelle exercée. Bien qu’illégales, les castes jouent toujours un rôle important dans la société indienne.

 

_ La société dans la religion hindouiste est composée de 4 castes, héritage des 3 ordres : prêtres-magiciens, guerriers et paysans :

 

- les brahmames : caste des lettrés, prêtres (sortis de la bouche du dieu Brahmâ)
- les kshatriyas : guerriers (sortis de ses bras)
- les vaisyas : commerçants (sortis de ses cuisses)
- les sudras : artisans (sortis de ses pieds)  
Les parias (intouchables) n'appartiennent à aucune caste (sortis d'on ne sait où!).

 

On compte plus de 3 000 subdivisions à l'intérieur des castes…

 

 

 

Quel est le sort des femmes dans les castes ?

 

_ Les femmes, incarnant le désir, appartiennent à la classe la plus basse. On est irrévocablement attaché à la caste dans laquelle on est né, sauf si on en est exclu pour manquement à ses règles ; et dans ce cas on tombe dans la masse méprisée des « hors caste » Par exemple : Une femme violée va devoir quitter sa caste et sa maison, devenir une hors caste et se retrouve à la rue sans ressource.

 

 

 

                        2. Le rôle libérateur de l’éducation

 

Tableau 3 page 216 : Le taux d’alphabétisation en Inde en 1992

 

Quels sont les contrastes en matière d’éducation en Inde ?

 

Le taux d’alphabétisation est très différent en Inde entre hommes et femmes au bénéfice des premiers, mais aussi au bénéfice de la population des villes par rapport aux habitants des campagnes.

 

 

_ Le taux d’alphabétisation est très différent en Inde entre hommes et femmes au bénéfice des premiers, mais aussi au bénéfice de la population des villes par rapport aux habitants des campagnes. L’alphabétisation est également contrastée selon les provinces.

 

_ Pourtant, c’est l’alphabétisation qui conditionne l’évolution des comportements démographiques et sanitaires.

 

_ En Chine en 2000 on assiste à une baisse de l’analphabétisme de 16 à 7% en 10 ans.

 

 

 

Tle Fiche d’objectifs géographie n°2

 

POPULATION ET DEVELOPPEMENT EN CHINE ET UNION INDIENNE

 

    SAVOIR   

 

1/ JE SAIS REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES :

 

I. Pourquoi et comment la population est-elle répartie en Inde et en Chine ?

 

                A. Quel est le poids de l’histoire ?

 

                B. Quelle est la répartition de la population ?

 

II. Quelles sont les politiques démographiques actuelles ?

 

                A. Quels sont les héritages de la transition démographique ?

 

                B. Par quelles politiques la Chine et l’Inde cherchent-elles à instaurer de nouveaux comportements démographiques ?

 

                               1) La voie indienne : incitation et instruction de la population

 

                               2) La voie chinoise : une politique dirigiste de l’Etat

 

                C. Quels problèmes posent les politiques démographiques en Inde et en Chine ?

                              1) Le vieillissement de la population d’ici 2025

 

 

                               2) Le problème de la surmasculinité

 

III. Quels sont les liens entre les problèmes de population et le développement ? 

 

                A. Comment répondre au défi alimentaire ?

 

                B. Quelles sont les inégalités entre villes et campagnes ?

 

                C. Quelles sont les contraintes imposées par les traditions ?

 

                               1. Le système des castes en Inde

 

                        2. Le rôle libérateur de l’éducation

 

2/ JE SAIS DEFINIR :

 

Etat-monde : Etat dont la superficie et la population le rapprochent de la taille d’un espace continental entier.

 

Espace plein : un territoire dans lequel l’importance de la population est telle qu’elle utilise l’ensemble des ressources disponibles.

 

Mousson : vent saisonnier chargé de pluie

 

Exode rural : départ important et définitif des habitants des campagnes vers les villes

 

Transition démographique : (page 297) passage d’un régime démographique fondé sur une forte fécondité et une forte mortalité à un régime caractérisé par une faible fécondité et une faible mortalité.

 

Planification familiale (ou Planning familial) : organisation visant à éduquer les populations en vue d’une maîtrise raisonnée de la procréation. 

 

Indice de fécondité : le nombre moyen d’enfants par femme en âge de procréer. L’indice doit atteindre 2,1 pour assurer le renouvellement de la population.

 

Révolution verte : innovations techniques combinant amélioration des semences, consommation d’engrais chimiques, mécanisation et irrigation.

 

Système des castes : séparation en inde de la société en groupes hiérarchisés, d’après la notion de pureté de l’activité professionnelle ou rituelle exercée. Bien qu’illégales, les castes jouent toujours un rôle important dans la société indienne.

 3/ JE SAIS REPERER DANS L’ESPACE :

 

_ Foyers de peuplement : Chine et Inde               _ Bombay               _ Vallée du Gange                  _ Vallée du Chang Jiang

 

SAVOIR FAIRE

 

4/ JE SAIS ELABORER UN SCHEMA A PARTIR D’UN TEXTE

 

5/ JE SAIS ANALYSER UNE AFFICHE

 

6/ JE SAIS REPONDRE A DES QUESTIONS SUR UN TEXTE

 

7 JE SAIS COMPARER DES CARTES

 

8/ JE SAIS ANALYSER UNE PHOTOGRAPHIE

 

9/ JE SAIS ANALYSER UN TABLEAU STATISTIQUE

 

 

Les castes en Inde et l’inégalité sociale

 

I. Les divisions sociales et religieuses :

 

Les castes

 

Le système des castes se justifie par le principe de transmigration des âmes : obéir aux obligations de sa caste, c’est œuvrer pour une meilleure réincarnation en respectant le rôle attribué à chaque individu dans cette vie. L’appartenance à une caste suppose des obligations particulières dans chaque acte de la vie : travail, mariage, nourriture… Plus on appartient à une caste élevée, plus on s’approche de la libération mais plus les normes auxquelles on est soumis sont rigides.

 

_ La société dans la religion hindouiste est composée de 4 castes, héritage des 3 ordres : prêtres-magiciens, guerriers et paysans :

* les brahmames : caste des lettrés, prêtres (sortis de la bouche du dieu Brahmâ)
* les kshatriyas : guerriers (sortis de ses bras)
* les vaisyas : commerçants (sortis de ses cuisses)
* les sudras : artisans (sortis de ses pieds)  

Les parias (intouchables) n'appartiennent à aucune caste (sortis d'on ne sait où!).

 

On compte plus de 3 000 subdivisions à l'intérieur des castes…

 

II. Les conséquences pratiques de ces divisions

 

 

Le « mariage impossible » d’un brahmane et d’une Intouchable

 

 

            « Il s’appelle khilanand Jha, il a trente ans, et appartient à la plus haute caste de l’hindouisme, celle des brahmanes. Elle, c’est Minauti. Elle est plus jeune, mince et jolie. Mais c’est une « impure », une « intouchable ».

            Khilanand et Minauti se sont mariés en 1978 ; ils ont trois beaux enfants, la santé, l’amour. Mais on est en Inde, dans le Bihar, où la pendule du temps s’est arrêtée au Moyen Age.

            Les vexations pour Khilanand ont commencé sur son lieu de travail dès l’annonce des épousailles. Au début, ses collègues de bureau se moquaient de lui. « Comment peux-tu vivre avec une impure, partager sa couche, ses repas, sa toilette ? », lui demandait-on.

Très vite, les collègues du jeune homme sont passés des insultes aux menaces. « Certains de mes collègues de hautes castes m’ont menacé de mort si je refusais d’abandonner Minauti », raconte le jeune brahmane.

            Puis les menaces se sont multipliées, agrémentées parfois de coups. Khilanand n’a bientôt plus osé se rendre à son travail. Il a été licencié peu après pour « absences répétées et non motivées. »

            D’après Le Monde, 11 octobre 1986.

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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 22:24

POPULATION ET DEVELOPPEMENT EN CHINE ET UNION INDIENNE

 

Série STT             Manuel :      MAGNARD, 1998

 

Introduction :

 

            Rassemblant 40% de la population mondiale de l'humanité sur 10 % des terres émergées, la Chine et l'Inde sont de loin les 2 premières puissances démographiques de la planète. La population constitue un formidable atout sur de nombreux plans, mais sa maîtrise est un défi.   

            Quelles sont les politiques instaurées par ces deux Etats pour tenter de maîtriser la forte poussée démographique ?

 

            Comment le problème de la population est-il à la fois une contrainte et un atout pour le développement de la Chine et de l’Union indienne ?

 

Deuxième série de problématiques :

            Quels sont les formes et les résultats des politiques démographiques dans chaque cas ?

 

            Comment conduire à la croissance économique et à l'intégration au système mondial ces deux Etats au poids démographique considérable?

 

            Le développement s'étend-il à toutes les couches de la population et sur l'ensemble des territoires chinois et indien?

 

 

I. Pourquoi et comment la population est-elle répartie en Inde et en Chine ?

 

 

            A. Quel est le poids de l’histoire ?

 

 

Texte 5 page 205 : Une hypothèse vraisemblable

 

Question 2 page 205 : Quels sont les facteurs qui expliquent les fortes densités ?

 

L’adoption de la  riziculture a plusieurs conséquences :

* La riziculture exige une forte main-d’œuvre mais nourrit une forte population.

 

* L’organisation des travaux pour la riziculture incite le développement d’Etats centralisés.

 

* Les Etats favorisent la paix donc la prospérité agricole, donc permettent de fortes densités.

 

 

_ Le développement de la riziculture en Chine du Sud et en Inde, dès le X siècle, ont permis de rassembler des densités élevées de population. La riziculture irriguée, avec double récolte, assure de hauts rendements. La culture du riz nourrit une forte population mais exige une main-d’œuvre importante. La gestion de cette main-d’œuvre agricole et l’organisation des travaux aboutissent à la création d’Etats centralisés. La Chine et l’Inde sont ainsi les berceaux de grandes civilisations (le premier empire chinois date de 221 av. J.-C.). Tous ses points fondent la « civilisation du riz ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            B. Quelle est la répartition de la population ?

 

 

Carte 1 page 204 : Principaux atouts et handicaps naturels

 

Question 1 page 205 : Confrontez le document 1 avec la carte 1 page 202. Quels constats pouvez-vous faire ?

 

* La population est bien moins forte en Chine dans l’ouest. L’Inde est moins vaste, la population est répartie de façon plus homogène.

 

* Les zones densément peuplées sont les vallées fluviales (Gange en Inde, Chang Jiang en Chine)  et les deltas. De plus la zone inondée par la mousson est elle aussi fortement peuplée.

 

 

_ La Chine et l’Inde sont deux géants démographiques. La République populaire de Chine comportait 1,3 milliard d’hommes en 2000, l’Union indienne 1,05 milliard. Ces deux foyers de peuplement sont des « Etats-monde ».

_ Les densités sont cependant inégalement réparties en Chine entre les fortes densités de l’Est (littoral) et grand vide intérieur (6% de la population sur 55% du territoire). L'occupation du territoire indien (2 fois moins vaste que celui de la Chine [9,6 millions de km²]) est plus homogène, mais c’est  un espace plein, un territoire dans lequel l’importance de la population est telle qu’elle utilise l’ensemble des ressources disponibles.

Etat-monde : Etat dont la superficie et la population le rapprochent de la taille d’un espace continental entier.

 

 

Carte 1 page 202 : Villes et répartition de la population en Chine et en Inde.

 

Question 1 page 203 : Localisez et caractérisez les fortes densités et les grandes agglomérations en Chine et en Union indienne

 

* Les fortes densités indiennes et chinoises (densité supérieure à 200 hab. /km²) se trouvent sur les littoraux et le long de vallées fluviales comme celle de la Vallée du Gange en Inde.

* Les agglomérations sont situées à l’est du territoire chinois, et pour l’Inde sur le littoral (Bombay, Madras) et le long de la vallée du Gange (Delhi, Calcutta).  

 

_ Les fortes densités (supérieure à 200 hab. /km²) se trouvent dans les vallées fluviales (Gange en Inde, Chang Jiang en Chine)  et dans les deltas. Les zones inondées par la mousson sont elles aussi fortement peuplées. Ces fortes densités sont liées à la riziculture.

Mousson : vent saisonnier chargé de pluie

 

 

Carte 1 page 212 : Prévision de croissance des principales agglomérations (1994-2015)

 

+ photos 2 page 212 : Banlieue de Madras

 

Question 1 page 213 : Où et comment se manifeste la croissance urbaine en Chine et en Inde ?

 

* La croissance urbaine est forte dans les grandes agglomérations d’Inde et de Chine. Pour ce pays la croissance urbaine peut-être de +51 à  62%.

 

* Cette extension urbaine peut prendre la forme d’importants bidonvilles installés aux banlieues des agglomérations.

 

 

_ D’importantes agglomérations sont situées à l’est du territoire chinois, et pour l’Inde sur le littoral (Bombay, Madras) et le long de la vallée du Gange (Delhi, Calcutta). On compte 39 villes qui dépassent le million d’habitants en Chine et 36 en Inde. Bombay, avec 18 millions d’habitants, la 3e ville la plus peuplée de la planète.

_ La croissance urbaine est forte, particulièrement en Chine : la population augmente de 4,6% entre 1982 et 1990, de 0,5% dans les campagnes. Ces campagnes restent surpeuplées (jusqu’à 1 200 hab./km²) malgré l’exode rural qui alimente la croissance urbaine.

_ Les villes chinoises ne connaissent pas les bidonvilles des villes indiennes.

 

Exode rural : départ important et définitif des habitants des campagnes vers les villes.

 

II. Quelles sont les politiques démographiques actuelles ?

 

 

            A. Quels sont les héritages de la transition démographique ?

 

 

Tableau de statistiques 1 page 218 : évolution de la population (1950 – 1995)

 

T.P. domicile : questions page 218

 

 

Graphiques 3 et 4 page 205 : évolution de la population en Chine depuis 1950 ; évolution de la population en Inde depuis 1950. 

 

Question 3 page 205 : comparez l’évolution de la population en Chine et en Inde ; quelle différence fondamentale y a-t-il entre les deux graphes ?

 

_ La population croît fortement dans les deux pays. Cela peut s’expliquer par la transition démographique (page 297).La courbe de natalité (en vert) étant nettement supérieur à la courbe de mortalité (en bleu) l’accroissement naturel est fort.

_ En Inde l’augmentation de la population est régulière, mais en Chine la courbe est irrégulière. L’augmentation de la natalité est forte en 1950 à 1960 puis on assiste dans les années 60 à une très forte crise de mortalité. 

 

Transition démographique : (page 297) passage d’un régime démographique fondé sur une forte fécondité et une forte mortalité à un régime caractérisé par une faible fécondité et une faible mortalité.

 

 

Comment s’explique l’aspect irrégulier de l’évolution de la population en Chine ?

 

_ La forte augmentation de la population dans les années 1950-60 s’explique par la volonté nataliste du président chinois Mao Zedong : « un homme, c’est une bouche, mais ce sont surtout deux bras ». 

_ La crise de mortalité des années 1960 s’explique par la « Révolution culturelle » du président Zedong qui a abouti à une immense famine.

 

En 1995, l’accroissement naturel est-il aussi fort en Inde et en Chine ? Pourquoi ?

 

_ L’accroissement naturel diminue en Inde et en Chine en 1995 à cause de la politique de l’Etat de limitation des naissances.

 

 

_ Depuis  1950 la population a plus que doublé en Chine, et elle a triplé en Inde. Cette croissance de la population est liée à la transition démographique. La croissance de la population est régulière en Inde. La politique des dirigeants chinois a eu une forte influence sur la démographie du pays. En 1950 la politique nataliste du président Mao Zedong encourage les naissances : « un homme, c’est une bouche, mais ce sont surtout deux bras ».  Puis la « Révolution culturelle » des années 1960 provoque une forte mortalité.

_ Depuis 1970 l’Inde et la Chine ont adopté une politique de limitation des naissances pour favoriser leur développement.

           

 

 

 

 

 

 

 

            B. Par quelles politiques la Chine et l’Inde cherchent-elles à instaurer de nouveaux comportements démographiques ?

 

 

                        1) La voie indienne : incitation et instruction de la population

 

 

Texte 3 page 206 : La politique des naissances en Inde

 

Quels moyens sont mis en œuvre pour contrôler et réduire la natalité en Inde ?

 

Les moyens mis en œuvre en Inde sont la propagande et les incitations. Par le moyen d’affiches on demande aux individus de limiter les naissances (stérilet, stérilisation chirurgicale).

Des incitations (compensations financières l.14) comme des compensations financières et des cadeaux en nature récompensent les personnes qui sont stérilisées.

 

Quelles sont les limites de cette politique ?

 

_ La population est libre d’adopter ou non ces moyens. L’Union Indienne est une démocratie.

_ Cependant il y’a eu des dérives à cause de la motivation financière des couples, puis des rabatteurs qui parvenaient à amener aux médecins des hommes à stériliser : 8 millions de stérilisations masculines de 1975 à 1977.

 

Photographie de l’affiche 5 page 207 : En Inde : une famille heureuse n’a que deux enfants.

 

Quelles familles adoptent la politique de limitation des naissances ?

 

_ Les familles qui adoptent les moyens de contraception sont les familles disposant d’un bon niveau d’instruction.

_ Dans les familles pauvres et dans certaines régions l’accroissement de la population est encore important à cause de la persistance des comportements démographiques et culturels.

 

_ L’Inde adopte très tôt (en 1952) une politique d’incitation à la limitation des naissances. La politique de planification familiale préconise comme objectif : « 2 enfants pas plus ».

 

_ Les moyens pour limiter les naissances ont évolué : stérilisation masculine et féminine, avortement depuis 1972, contraception.

 

_ La méthode choisie est l’incitation, avec des campagnes de sensibilisation (affiches et compensations financières…). Il y a eu cependant des dérives (motivation financière des couples, puis des rabatteurs qui parvenaient à amener aux médecins des hommes à stériliser : 8 millions de stérilisations masculines de 1975 à 1977).

_  Les effets de cette politique sont globalement bon : aujourd’hui de 40 à 60% des couples utilisent la contraception. Mais dans les familles pauvres et dans certaines régions (Uttar Pradesh au nord de l’Inde) on assiste à la persistance de comportements démographiques et culturels favorisant une forte natalité.

 

 

Planification familiale (ou Planning familial) : organisation visant à éduquer les populations en vue d’une maîtrise raisonnée de la procréation. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                        2) La voie chinoise : une politique dirigiste de l’Etat

 

 

Affiche 1 page 206 : propagande pour l’enfant unique en Chine

 

Texte 6 page 207 : Le débat en Chine sur la politique démographique

 

Quels moyens sont mis en œuvre pour contrôler et réduire la natalité en Chine ?

 

Le gouvernement chinois organise une propagande pour « l’enfant unique ». Mais l’Etat a aussi installé un système de pressions sociales (faveurs pour les enfants uniques…) et de sanctions économiques (réduction des salaires…) pour décourager les naissances nombreuses.

 

 

_ Le président chinois Deng Xiao Ping a décidé en 1979 d'imposer une nouvelle politique pour limiter les naissances : celle de l'enfant unique. Les mesures sont nombreuses : mariage tardif (25 ans pour les hommes et 23 ans pour les femmes), interdiction des naissances hors mariage (sinon avortement), planification des naissances par les unités de travail, pénalités financières pour les familles nombreuses.

 

_ Aujourd’hui, la Chine a un indice de fécondité inférieure à celui des Etats-Unis (1,8).

 

 

Indice de fécondité : le nombre moyen d’enfants par femme en âge de procréer. L’indice doit atteindre 2,1 pour assurer le renouvellement de la population.

 

 

Fin du texte 6 page 207 : Le débat en Chine sur la politique démographique

 

Question 3 page 207 : Quels sont les effets négatifs de la politique de l’enfant unique en Chine ?

 

_ Les mesures natalistes sont impopulaires et dictatoriales : poses de stérilets et stérilisation forcée.

 

_ Les parents sans descendance mâle n’ont pas la possibilité d’être nourri dans leurs vieux jours.

 

_ L’infanticide (meurtre des jeunes filles) se multiplie dans les campagnes chinoises.

 

 

_ La politique de l’enfant unique en Chine a des conséquences négatives. Elle ne respecte pas le droit humain : pose de stérilets et stérilisation forcée, avortement forcé… Dans les campagnes où se sont les garçons qui entretiennent les parents devenus âgés, la peur et les infanticides de jeunes filles se sont développés.

 

 

            C. Quels problèmes posent les politiques démographiques en Inde et en Chine ?

 

 

                        1) Le vieillissement de la population d’ici 2025

 

 

Texte 2 page 208 : Un autre défi démographique pour la chine du XXI siècle

 

Comment décrire le vieillissement de la population chinoise d’ici 2050 ?

 

_ Le vieillissement rapide de la population (en 21 ans)

 

_ Un travailleur sur deux sera à la retraite. Le nombre de retraités sera trop grand par rapport à celui des actifs.

 

 

_ La politique démographique autoritaire de la Chine menace le pays d’un vieillissement rapide et brutal de sa population. D’ici 2050 le nombre de retraités sera trop grand par rapport à celui des actifs : un travailleur sur deux sera à la retraite.

 

 

Quels problèmes sociaux peuvent être provoqués par le vieillissement de la population ?

 

_ La vie de famille peut être profondément modifiée : les enfants uniques sont gâtés et égoïstes, les « petits empereurs » accepteront-ils d’assumer la charge des aînés ?

 

_ La santé (constructions d’hôpitaux et entretien de services sociaux pour les personnes âgées)

 

_ Les dépenses d’Etat (coût des services pour les retraités)

 

 

_ Les problèmes sociaux seront importants au niveau de la santé et des dépenses d’Etat (coût des services sociaux pour les personnes âgées). Les relations dans les familles peuvent être modifiés par la présence d’enfants uniques gâtés et égoïstes appelés « petits empereurs ».

 

                       

                        2) Le problème de la surmasculinité

 

 

Courbe 4 page 206 : La surmasculinité en Chine

 

Quelles sont les causes de la surmasculinité ?

 

_ La politique de l’enfant unique en Chine a un effet « pervers » : celui de la préférence donnée aux garçons qui se traduit par un plus grand nombre de morts chez les très jeunes filles (infanticide, négligence et manques de soins).

 

_ En Inde et en Chine les traditions accordent une place privilégiée aux hommes et un statut médiocre aux femmes. Elles sont moins alphabétisées, occupent peu d’emplois (en Inde) ou perçoivent des salaires inférieurs aux hommes.

_ La naissance d'une fille est peu désirée (recours à l'échographie, à l'avortement, voire à l'infanticide des nouveaux-nés de sexe féminin...). Dans les campagnes chinoises la politique de l’enfant unique a un effet pervers : la naissance d’enfant non déclaré et une surmasculinité à cause de la préférence accordée aux garçons. Le pouvoir a assoupli sa politique en autorisant de nouvelles catégories de couples à avoir un 2e enfant.

 

(Transparent : texte « 30 millions de célibataires »)

 

 

Transparent : texte « Des sociétés de plus en plus agressives »

Quelles sont les conséquences de la surmasculinité ?

 

_ Le déséquilibre des naissances en défaveur des filles crée une situation ou de nombreux hommes en âge de se marier et de procréer ne peuvent pas le faire. Les démographes estiment pour 2020 le nombre à venir de célibataires masculins à 30 millions en Chine et 28 millions en Inde, malgré une possible émigration conjugale. Les « femmes manquantes » sont estimées à 44 millions en Chine et 37 millions en Inde.

 

_ Selon les sociologues, une société sans femme est une société violente (instabilité sociale, criminalité, violence et mafia). Déjà, l’enlèvement de femmes vendues comme épouses à des hommes autrement trop pauvres pour se marier est réapparu dans la société chinoise ;

 

 

_ Le déséquilibre des naissances en défaveur des filles a pour conséquences prévisibles une forte augmentation des célibataires d’ici 2020 (30 millions en Inde, 28 millions en Chine) à cause des « femmes manquantes ». L’enlèvement de femmes pour devenir épouses de maris (autrement trop pauvres pour se marier) est réapparu en Chine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par J.-V. Martineau - Publié dans : Cours Terminale STG
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