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Cours 1ère

Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 14:54

 

 

 

III. Quelle est l’évolution de la place des femmes dans le monde du travail au cours du XX siècle ?

 

Tableau statistique page 373 : les transformations du travail féminin

Décrive et expliquez l’évolution du taux d’activité des femmes.

_ Le travail féminin est important en nombre d’employées et en retombées économiques.

* Dès le début du XX siècle le taux d’activité des femmes avoisine les 50%. Elles sont principalement présentes dans l’agriculture et dans l’industrie (munitionnettes de la Première Guerre mondiale).

* Avec les Trente Glorieuses le taux d’activité des femmes augmente fortement (Plus de 60 % dans les années 1980). Les secteurs industriels et agricoles n’occupent qu’une place minime dans l’emploi des femmes alors que presque 90% d’entre elles sont employées dans le tertiaire.

_ Le travail féminin est précoce en France avec au début du XX siècle de nombreux emplois dans l’agriculture au côté de leurs maris ou dans l’industrie (munitionnettes de la Première Guerre mondiale). Ce taux important de femmes au travail s’explique car les couches populaires ont besoin de l’apport financier représenté par le travail féminin. De plus, les patrons engagent volontiers les femmes car elles sont moins payées que les hommes et font moins la grève. En 1907 la loi autorise les femmes mariées à disposer librement de leur salaire.

_ A partir des années 1960 et des Trente Glorieuses le taux d’activité des femmes augmente avec la tertiarisation du travail féminin. Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation : en 1965 les femmes peuvent travailler sans l’accord de leur mari et sont autorisées à ouvrir un compte-chèques.

 

Tableau 7 page 373 : Le chômage des femmes

Texte 6 page 373 : Le « plafond de verre »

Question 6 page 373 : Les carrières des femmes sont-elles comparables aux carrières des hommes à la fin du XX siècle en France ?

_ La situation professionnelle des femmes est plus désavantageuse que celle des hommes : le taux de chômage est plus important et les emplois à temps partiel plus fréquent, les salaires moins élevés et les carrières bloquées par le plafond de verre. Le sommet de la hiérarchie reste masculin. En 2006 les écarts entre salaires moyens annuels des cadres étaient de 23% : 48 200 euros pour les hommes et 37 200 pour les femmes. Il est de 16% pour les ouvriers, de 19% pour l’ensemble des catégories.

Plafond de verre (p. 379) : Image désignant l’ensemble des barrières invisibles entravant la carrière des femmes et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises ou des institutions publiques.

 

Texte 5 page 373 : Loi pour l’égalité homme-femme au travail (1983)

Question 5 page 373 : Qu’est-ce que la loi Roudy ? Que nous apprennent les mesures de cette loi sur le travail salarié féminin au début des années 1980 ?

* La loi Roudy est une loi sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes. A travail égal le salaire ne l’est pas.

* Le travail féminin se caractérisait avant la loi Roudy par les indications sur le CV du sexe et de la situation de famille pouvant conduire à une discrimination à l’embauche ;  pratiquer des différences de salaires et de promotion en défaveur des femmes.

_ Depuis 1972 six lois tentent d’établir l’égalité professionnelle. Par exemple :

* 1972 : la loi pose le principe de l’égalité salariale pour les travaux de valeur égale.

* 1983 : loi Roudy sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, proposée par la ministre des Droits de la femme Yvette Roudy, .

 

Texte : Gisèle Halimi la révolte d’une jeune fille

« A l’inverse de Simone de Beauvoir […] mon féminisme est né d’une révolte violente. Je décidai que je n’avais pas à servir mes frères, laver leur vaisselle, leur linge […]. Ma mère, armée de son « parce que tu es une fille… » et de son « puisqu’ils sont des garçons » s’entêta. Les menaces, gifles et autres sanctions ne changèrent pas ma détermination. Je pris conscience qu’il fallait aller jusqu’au bout. « Jusqu’au bout ? » interrogeait ma mère […] « c’est quoi ? » Je me laisserai mourir […] et j’entrepris une grève de la faim. Désemparés, angoissés […] mes parents cédèrent. […] Je me jetais sur les makrouds confectionnés spécialement par ma grand-mère pour briser ma grève. Ils accompagnèrent, délicieusement, ma première victoire féministe. A sa base pas la moindre trace encore de système philosophique ou conceptuel. La volonté d’exister avait enclenché chez moi une revendication à l’état pur. Plutôt disparaître que d’accepter cette invisibilité. »

Gisèle Halimi, Ne vous résignez jamais. Plon, 2009.

Quelle est la nature de ce texte ? Quand a-t-il été publié ?

Dans quel cadre Gisèle Halimi se révolte-t-elle ? Pourquoi ?

 

Texte de Gisèle Halimi

 

OU

 

Photographie 5 page 377 : Changer l’image de la femme

Que revendiquent les féministes ? Pourquoi ?

_ Les féministes revendiquent une véritable égalité entre les sexes et de mettre fin aux préjugés.

_ En effet les discriminations reposent sur des préjugés sexistes, sur le machisme et les conceptions patriarcales vécus dans le cadre familial (enfance de Gisèle Halimi) et véhiculé par les médias (publicités de la crème liquide Babette de Candia). Ces conceptions se traduisent ensuite par des inégalités en société et dans la famille : ainsi les tâches domestiques sont assumées à 70% par des femmes.

 

 

 

 

CONCLUSION : Un rôle des hommes discutable http://www.ina.fr/notice/voir/I05012067 !

 

Les droits des femmes ne sont toujours pas respectés au début du XXI siècle : une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups. Depuis 1990 les violences conjugales sont punies par la loi.

La République ne cesse de poursuivre ce combat.

D’autres combats républicains sont livrés pour la dignité de la femme et contre les sexismes modernes par des associations comme Mix-Cités (1997), les Chiennes de garde (1999) ou encore  « Ni putes, ni soumises » est créée en mars 2003. L’association exprime la volonté des filles issues de l’immigration d’éviter la soumission en gardant leur dignité. Elle est une réponse à l’assassinat de Sohane Benziane, jeune fille brûlée vive le 4 octobre 2002 par des garçons de son quartier…

 Les citoyennes et citoyens ne cessent de poursuivre le combat pour la dignité et l’égalité.

 

 

REFERENCES SUR FEMINISME SUR FRANCE CULTURE :

http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-le-feminisme-en-action-bien-avant-les-femen-2013-06-29

 

 

 

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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 14:53

 

 

II. En quoi les décennies 1960-1970 voient-elles une avancée de l’émancipation féminine dans le domaine de la maternité ?

 

            A. Quels sont les changements juridiques et sociaux dans la condition féminine ?

 

Photographie 1 page 376 : La naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF)

Qu’est-ce que le MLF et quelles sont ses revendications ?

Le MLF est un ensemble de féministes regroupées dans le but de défendre la condition de la femme et de parvenir à une situation égalitaire entre hommes et femmes.

_ Le MLF est un groupe de femmes luttant en faveur du féminisme.  Ce mouvement illustre la montée de la revendication de femmes dans les années 1960 et 1970. Le MLF a par exemple lancé en 1970 le slogan : «Un enfant quand je veux, si je veux, comme je veux ». Le 26 août 1970 le MLF a tenté de déposer une gerbe sous l’Arc de Triomphe en l’honneur de la femme du soldat inconnu.

MLF (Mouvement de libération des femmes) (p. 378) : Mouvement non mixte, il se fait connaître en août 1970. Il devient un acteur majeur des luttes féministes.

Féminisme (p. 378) : Ensemble d’idées politiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes dans la société.

 

Lien http ://www.dailymotion.com/video/xff7w4_neuwirth_news

Lien http://www.ina.fr/notice/voir/CAB97144240

 

Texte 2 page 376 : Dans la famille, une autorité partagée

Question 4 page 377 : Montrez que cette loi constitue une avancée pour les droits des femmes.

La loi du 4 juin 1970 donne enfin l’égalité pour les deux parents dans l’éducation parentale, qui n’est plus seulement l’autorité paternelle.

_ De nombreuses avancées sont réalisées dans les décennies 1960-1970 :

* Mœurs : en 1970, les époux partagent l’autorité parentale. La femme peut plus facilement divorcer (1975) ou vivre en concubinage sans être un objet de scandale.

* Maîtrise de son corps : Le libre accès à la contraception (1967) contribue à sa liberté sexuelle. La maternité est programmée en fonction des études et des ambitions professionnelles.

 

            B. En quoi consiste la bataille de l’avortement ?

 

Texte 3 page 377 : La bataille de l’avortement

Question 3 page 377 : Quels sont les objectifs et les arguments de ce manifeste ?

Le « Manifeste des 343 » a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique et de permettre le droit à l’avortement. Les arguments du manifeste portent sur la dangerosité (« 5000 d’entre nous meurent » l. 24) et le traumatisme moral (« Chaque année 150 000 femmes vivent dans la honte et le désespoir » l. 22-23) représenté par l’avortement clandestin, et aussi sur le droit à la dignité de la femme  qui doit pouvoir disposer librement de son corps : « Pourtant notre ventre nous appartient. » (l. 21)

_ Le « Manifeste des 343 » est une pétition rédigée par l’écrivain Simone de Beauvoir et signée par 343 femmes dont des écrivaines comme Françoise Sagan ou Marguerite Duras ou encore l’avocate Gisèle Halimi. Le manifeste a été publié le 5 avril 1971 dans le Nouvel Observateur. Elles demandent la liberté pour les femmes d’avorter et affirment avoir elles-mêmes avorté. Elles s’exposent à des poursuites judiciaires et à la prison car depuis 1920 la contraception et l’avortement sont interdits, Toute propagande anticonceptionnelle est interdite. Le crime d’avortement est passible de la Cour d’assises.

Simone de Beauvoir (p. 379) : (1908-1986) Philosophe et femme de lettres engagée, compagne de Jean-Paul Sartre, elle est célèbre dans le monde entier pour son essai intitulé Le Deuxième sexe. Elle milite contre la guerre d’Algérie et participe au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

 

Lien Ina (contexte, manifeste des 343, etc) (2 min. 06) : http://www.ina.fr/video/CAB00002510

Lien INA (1min 02) Sortie du procès de Bobigny : http://www.ina.fr/video/CAF88043918

 

_ Gisèle Halimi est une avocate de la cause féministe agissant pour la condition féminine. En 1972 elle était avocate lors du procès de Bobigny jugeant puis acquittant une adolescente ayant avorté clandestinement à la suite d’un viol.

_ En effet les avortements clandestins représentent un traumatisme moral et un danger physique mortel pour les femmes. Les « faiseuses d’ange » ou avorteuses utilisaient des procédures pouvant traumatiser, blesser ou rendre stérile (lavement répétés à l’eau de javel, utilisation d’aiguilles à tricoter ou de tringles de rideaux). Les avortées mourraient souvent dans des conditions de souffrance atroces à cause des chocs, perforations ou aux infections.

Cf. lien texte procès Bobigny  http://www.senat.fr/colloques/colloque_femmes_pouvoir/colloque_femmes_pouvoir8.html

 

Lien Ina Veil (2min 14)  http://www.ina.fr/video/I07169806

 

Texte 4 page 377 : La dépénalisation de l’avortement

Question 5 page 377 : Relevez les principaux arguments de Simone Veil.

Mme Veil justifie la dépénalisation de l’avortement par plusieurs points : l’inefficacité de la loi et son non respect par les médecins et autres professionnels dans les domaines de la santé et du social, car la loi ne fait pas cesser les avortements : elle les rends clandestins et dangereux pour les avortées, parfois mortels !

 

Question 6 page 377 : Pourquoi est-il question d’injustice à la dernière ligne du discours ?

Le discours dénonce l’injustice : les femmes riches peuvent avorter dans d’autres pays, les pauvres françaises endurent souffrances et risques mortels.

 

_  En 1975 la ministre de la santé Simone Veil est à l’origine de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse. L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale à partir de 1982, puis autorisée par voie médicamenteuse depuis 2004.

Simone Veil (p. 379) : (née en 1927) femme politique française. Rescapée du camp d’Auschwitz, elle fait carrière dans la magistrature jusqu’à sa nomination comme ministre de la Santé en mai 1974. C’est à ce poste qu’elle fait adopter la loi Veil (janvier 1975) qui autorise l’avortement en France. Première femme à présider le Parlement européen entre 1979 et 1982, elle est élue à l’Académie française en mars 2010.

 

 

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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 14:29

 

LA PLACE DES FEMMES DANS LA VIE POLITIQUE ET SOCIALE DE LA FRANCE AU XX SIECLE

Manuel Nathan Côte                                                   5 heures

 

 

 chronologie-condition-feminine.jpg

 

Introduction :

Au cours du XX siècle la place des femmes dans la vie politique et sociale de la France se modifie fortement. Au début du XX siècle, en contradiction avec les idéaux républicains, la condition des femmes est caractérisée par l’inégalité et la privation du droit de vote.

Au long du XX siècle les femmes ont connues trois voies vers l’émancipation : la conquête des droits politiques (depuis le droit de vote jusqu’à la parité), la maternité depuis l’interdiction de la contraception jusqu’à l’autorisation de l’IVG, le travail avec la tertiarisation du travail féminin mais aussi une précarité plus grande que leurs collègues masculins.

Problématique : Comment expliquer la lente émancipation des femmes ? Quelles sont les limites de cette émancipation ?

 

 

schema-evolution-de-la-place-des-femmes-au-XX.jpg

 

 

 

 

 

 

 

I. Quelle est la situation politique et sociale des femmes au début du XX siècle ?

 

A. Quelles sont les contradictions entre les idéaux républicains et la condition des femmes ?

 

Texte 1 page 374 : Les arguments contre le vote des femmes au début du XX siècle

Question 1 page 375 : Quels sont les arguments utilisés contre le vote des femmes ?

Les arguments utilisés contre le vote des femmes sont pour le sénateur au sortir de la 1ère guerre mondiale sont

* le fait que ce sont les femmes eux-mêmes qui ne veulent pas de ce droit de vote (l. 7 à 9). * Pour le sénateur Bérard le rôle des femmes n’est pas d’être dans la vie publique mais dans la maternité « […] leur très grande majorité qui, pour la vie publique, se refuse à abdiquer la grâce qui fait son charme et sa force, la maternité […] ».

 Cette conception montre la condition réservée aux femmes dans le domaine politique et par extension dans la société française : femme au foyer.

 

_ La République française ne respecte pas l’égalité entre hommes et femmes. La société française du début du XX siècle est inégalitaire : Elles sont privées de nombreux droits et considérées comme des mineures à vie :

* par les conceptions : La vision est généralisée selon laquelle la nature destine la femme à être une épouse, une mère et une ménagère. Elle doit se soumettre à son mari car  elle est considérée comme un être faible guidé par ses émotions. L’image proposée par l’idéal féminin bourgeois est celle de la mère au foyer vaillant sur son intérieur, la santé et l’éducation de ses enfants. Rester sans mari est considéré comme une anomalie.

* par la loi et pratiques juridiques : En effet le Code civil de 1804 fait du mari le chef de famille : les femmes célibataires, les épouses et leurs enfants sont sous son autorité L’article 213 précise « le mari doit protection à sa femme et la femme obéissance à son mari ». Il a l’autorité parentale, choisit le domicile conjugal et sa femme doit lui obéir. Elle ne peut pas effectuer d’action en justice, signer de contrat ou travailler sans l’accord de son époux. Seules la célibataire de plus de 21 ans, la veuve ou la divorcée sont émancipées.

 

Photographie 2 page 320 : Une classe de filles

Question 3 page 321 : Pourquoi l’obligation scolaire pour les filles est-elle un enjeu pour les républicains ?

L’obligation scolaire permet à la République de former les citoyens en donnant une culture républicaine, ce qui permet l’enracinement de la République auprès de la population. Les filles sont un enjeu pour la III République car devenues adultes elles peuvent transmettre à leurs enfants les valeurs républiques.

 

_ L’émancipation des femmes passe par leur accès à l’éducation. Aussi l’éducation des filles est une des principales revendications du féminisme. En 1880 les femmes accèdent à l’enseignement secondaire et elles sont des milliers à être dans les lycées en 1914. Dans les années 1940 autant de filles que de garçons accèdent au baccalauréat. Elles intègrent progressivement l’université et deviennent professeurs agrégées, médecins, etc.

_ Marie Curie (1867-1934) est la première femme à enseigner à la Sorbonne en 1906, elle reçoit le prix Nobel de chimie en 1911.

 

 

 

 

B. Comment s’opère la conquête des droits politiques pour les femmes ?

 

Photographie 2 page 374 : Manifestation de suffragettes à Paris en 1935

Question 2 page 375 : Comment les suffragettes luttent-elles pour diffuser leur combat ?

Les suffragettes militent pour obtenir le droit de vote. Pour cela elles organisent des manifestations, réalisent des textes sous forme d’affiche et d’articles de journaux comme le montre la présence de la journaliste Louise Weiss.

 

_ Les mouvements suffragistes naissent dès la fin du XIX siècle. Les femmes expriment leurs revendications à travers plusieurs actions :

* de sensibilisation : manifestations, journaux, pétitions, associations regroupées dans le Conseil national des femmes françaises (1901).

*  d’opposition politique : les suffragettes tentent de perturber les séances de l’Assemblée nationale et les bureaux de vote. En 1910 elles proposent des candidates aux élections législatives.

_ Les obstacles durent : en 1922 le Sénat refuse de discuter le droit de vote des femmes, en 1936 le gouvernement Blum nomme trois femmes secrétaires d’Etat, mais le Sénat rejette à nouveau le projet de loi accordant le droit de vote aux femmes.

_ L’itinéraire des suffragettes est illustré par la journaliste Louise Weiss (1893-1983) est une journaliste et écrivaine européenne, elle s’engage dans le combat féministe avec son mouvement « femme nouvelle ». Elle se présente aux élections de 1936, puis refuse un poste de ministre car elle veut être élue.

Mouvement suffragiste (p. 378) : né en Angleterre en 1866, ce mouvement milite pour les droits politiques des femmes. La femme qui milite est appelée « suffragette » à partir du début du XX siècle.

 

Photographie 3 page 375 : La République accorde le droit de vote aux femmes

Question 3 page 375 : Dans quel contexte les femmes ont-elles enfin obtenu le droit de vote en France ?

Les femmes obtiennent le droit de vote en 1944 en récompense de leur engagement massif dans la Résistance.

_ « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes » décrète Charles de gaulle dans son Ordonnance du 21 avril 1944. L’engagement massif des femmes dans la Résistance est récompensé, mais l’idée que la politique est une affaire d’hommes perdure…

 

Tableau statistique 6 page 375 : la représentation des femmes en politique

Question 7 page 375 : Comment évolue la représentation politique des femmes à la suite du vote de la loi sur la parité ?

_ Le nombre de femmes parlementaires ou ministre reste faible. Un plafond de verre empêche la féminisation du personnel politique : 5,6% de députées à l’Assemblée nationale en 1945, 6,1% en 1993.

_ En réaction à cette situation des intellectuelles lancent en 1992 l’appel « Au pouvoir citoyennes ! » avec une nouvelle devise républicaine : « Liberté, Egalité, Parité ». La loi du 6 juin 2000 établit la parité. Malgré cela la France est en 2010 au 63e rang mondial pour la part des femmes au Parlement (18,9% à l’Assemblée – 21,9% au Sénat).

Plafond de verre (p. 379) : Image désignant l’ensemble des barrières invisibles entravant la carrière des femmes et dont la conséquence est la rareté de leur présence au sommet des entreprises ou des institutions publiques.

Parité (p. 378) : Similitude d’accès aux mandats électoraux pour les hommes et les femmes.

 

 

 

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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 14:03

 

 

III. Quelle est l’évolution des mentalités durant la guerre d’Algérie ?

 

            A. Comment l’opinion découvre-t-elle peu à peu la violence de la guerre ?

 

Photographie 5 page 299 : Les partisans de l’Algérie française

En quoi cette photographie montre-t-elle la difficulté à accepter l’indépendance de l’Algérie ? Montre-t-elle des différences dans la réception de cette idée entre Métropole et Algérie ?

* L’indépendance de l’Algérie est inacceptable pour l’armée et pour les Français établis en Algérie, à tel point qu’ils choisissent de réagir par la violence.

* En métropole, la lassitude face aux violences et aux morts de soldats du contingent conduit à accepter l’idée de l’indépendance.

 

_ Les mentalités sur l’accession à l’indépendance de l’Algérie sont diverses en métropole :

* « L’Algérie c’est la France » pour François Mitterrand et les Français en 1954. En effet l’opinion française a été traumatisée par la défaite et l’occupation lors de la Seconde guerre mondiale. La population française est attachée à l’Empire colonial comme symbole de la puissance française.

_ Mais d’autres Français ont des points de vues différents :

* Albert Camus, qui souhaiterait une réconciliation entre Français et Arabes est désespéré par la situation de l’Algérie.

* Les communistes, les « porteurs de valises » et certains intellectuels français comme le philosophe Francis Jeanson sont favorables à l’indépendance algérienne. Maurice Blanchot est l’auteur du « manifeste des 121 », un appel à la désobéissance appuyé par plus d’une centaine d’intellectuels.

 

            B. Comment l’opinion publique reçoit-elle l’idée de l’indépendance algérienne ?

 

Texte 4 page 299 : L’action décisive du général de Gaulle

+ Chronologie page 298

En quoi ce discours constitue-t-il une rupture avec les positions politiques précédentes ? Cette rupture est-elle approuvée par les Français de la métropole ?

_ Le 16 septembre 1959 le président français Charles de Gaulle prononce un discours favorable à l’autodétermination pour décider de l’indépendance de l’Algérie. Il provoque ainsi une rupture avec les positions politiques précédentes (cf. François Mitterrand) et suscite une forte opposition de l’armée et des « pieds noirs ».

_ Le référendum de janvier 1961 montre qu’une large majorité de Français et d’Algériens (75%) sont également favorables à la fin de la « sale guerre ». Les négociations aboutissent aux accords d’Evian du 18 mars 1962.

_ Deux référendums organisés en métropole et en Algérie approuvent ces accords (respectivement 91% et 99,7% de « oui »). Le 3 juillet 1962 l’Algérie devient indépendante.

Autodétermination (p. 303) : le 16 septembre 1959, de Gaulle propose de consulter les Algériens par référendum sur trois possibilités : « la sécession », « la francisation » ou « l’association ».

 

(Ahmed Ben Bella, chef du FLN, devient le premier président du Conseil de l’Algérie indépendante – il en sera le premier Président.)

 

 

 

IV. Quelles sont les conséquences de la guerre d’Algérie pour la politique intérieure française ?

 

A. En quoi l’enlisement du conflit provoque la naissance de la V République ?

 

Chronologie page 344 (ou caricature 2 page 348)

+ Photographie 2 page 344 : Les Français appellent de Gaulle au pouvoir

Quelles sont les conséquences des émeutes à Alger pour la politique intérieure française ?

_ L’enlisement meurtrier du conflit en Algérie provoque des réactions comme les émeutes de mai 1958 à Alger  provoquant le retour au pouvoir du général de Gaulle. Ce dernier est le créateur de la V République proclamée le 28 septembre 1958.

 

Cf. cours sur la naissance de la V République.

 

B. Quelles sont les violences politiques d’après guerre dans la métropole ?

 

Photographie 8 page 300 : Les attentats de l’OAS

Quel est le but des actions violentes de l’OAS ?

L’OAS cherche à influer sur le cours de la guerre en dehors de toute action de l’Etat, parfois même contre l’Etat français et les populations algériennes et françaises.

_ Malgré la fin de la guerre l’OAS continue de perpétrer meurtres et attentats contre Algériens et Français favorables à l’indépendance. Ainsi, en août 1962, l’OAS commet une tentative d’assassinat contre de Gaulle au Petit-Clamart.

 

 

V En quoi le sort des Harkis après la guerre d’Algérie a-t-il été un sujet tabou ?

 

A. En quoi consiste le drame des rapatriés ?

 

Photographie 10 page 301 : Le drame des rapatriés

Question 10 page 301 : Comment se termine la guerre pour les Européens d’Algérie ?

_ Le 18 mars 1962, les accords d’Evian sont signés : ils prévoient que le million de français présents peut rester en Algérie. Mais les éléments les plus extrémistes du FLN assassinent des Européens pour pousser les Français à partir.

_ Aussi plus de 800 000 pieds-noirs quittent l’Algérie à la hâte, abandonnant la plupart de leurs biens. La plupart des « rapatriés » s’installent dans les départements du sud de la France. La majorité d’entre eux se sentent déracinés, puisque plus de 80% sont nés sur le sol algérien.

 

 

B. Quelles ont été les conditions de survie ou de mort des harkis à la fin de la guerre d’Algérie ?

 

INA (5min39) : http://www.ina.fr/video/2434021001004

(début Harki : 2 min 40)

 

INA (4 min 16) http://www.ina.fr/video/1791570008012/la-memoire-des-harkis-video.html

Situation Harki en Algérie et France après la guerre à partir de 2 min 14.

 

 

Tableau 11 page 301 : Le bilan humain de la guerre d’Algérie

Quelles sont les causes de la mort des Harkis ?

Les harkis ont été tués pendant les combats mais aussi victimes de l’épuration.

 

 

_ Parmi les rapatriés d’Algérie une catégorie est rejetée en France et en Algérie : les harkis. Environ 260 000 Algériens musulmans se sont engagés dans l’armée française dans les troupes régulières, comme dans des groupes de protection des villages, les harkas. Il y eut toujours plus d’Algériens combattant sous le drapeau de la République française que dans les rangs du FLN, du MTLD et du MNA.

_ Ces supplétifs algériens musulmans de l’armée française ont été abandonnés aux représailles du FLN ou entassés dans des camps de fortune en France. En effet, à  la fin de la guerre, une partie de harkis, 50 000 à 70 000, a pu venir en France et échapper à la mort et aux tortures infligées par les hommes du FLN. Ils s’entassent dans des camps de fortune et ne bénéficient d’aucune reconnaissance de la part de la France. Ils sont rejetés à la fois par l’Algérie et par l’ancienne métropole.

Harkis (p. 303) : Algériens musulmans servant comme auxiliaires dans l’armée française contre le FLN.

 

 

 

Fiche travail : Harkis

Les harkis en quête de reconnaissance

                Ce que souhaitent les anciens harkis et leurs familles, c’est que la France reconnaissance que son engagement à les protéger à la fin de la guerre n’a pas été tenu. Qu’elle reconnaisse que ceux qui sont venus en France ont été soumis en France ont été soumis à une procédure humiliante de « réintégration dans la nationalité française » alors que la V République leur avait garanti qu’ils étaient citoyens français et qu’ « il n’y avait plus désormais en Algérie qu’une seule catégorie de citoyens ». Et enfin qu’elle reconnaisse que leur regroupement dans les camps […] a été un traitement discriminatoire contraire à tous les principes de la République.

Ces trois faits sont constitutifs d’un abandon qu’il faut que la France reconnaisse enfin. Telle est la demande que formulent les anciens supplétifs* et leurs familles et que les autorités de la République refusent toujours d’entendre. […]

Pour que les plaies d’hier se referment, les anciens supplétifs et leurs familles souhaitent que le passé dont ils ont souffert devienne un objet d’histoire et cesse d’être utilisé, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, comme un enjeu politique. Ils savent que leur passé les rattache aux deux pays et réclament de revoir librement la terre de leurs ancêtres. Or certains discours officiels français qui prétendent rendre hommage à ceux qui auraient fait le « bon choix », celui de combattre avec la France contre l’indépendance algérienne, alimentent la stigmatisation officielle sur l’autre rive. Les réalités d’hier ont été plus complexes.

 

Fatima Besnaci-Lancou, présidente de l’association Harkis et droits de l’Homme, et Gilles Manceron, vice-président de la Ligue des droits de l’homme, décembre 2009.

* Soldats recrutés pour renforcer temporairement l’armée régulière.

 

 Arrivee-de-harkis.jpg

Harkis et leur famille arrivant à Marseille, 11 juin 1962

1) Qui sont les harkis ? Pourquoi sont-ils employés par l’armée française ?

 

 

 

 

CONCLUSION

 

Tableau 11 page 301 : Le bilan humain de la guerre d’Algérie

Question 11 page 301 : Quelles sont les principales victimes de la guerre ?

Le bilan de la guerre d’Algérie est difficile à évaluer tant il varie selon les sources. La France compte officiellement plus de 24 600 soldats français tués, 141 000 morts dans les rangs du FLN et de l’ALN et plus de 60 000 victimes civiles, dont près de 49 000 algériens. Les sources officielles algériennes citent quant à elles le chiffre de 1 à 1,5 million de victimes civiles. Selon les historiens, le nombre de victimes civiles avoisine un total de 430 000.

 

_ La « guerre sans nom » est un conflit meurtrier à l’origine de nombreuses violences sur plusieurs catégories de populations. Elle est à l’origine d’un déracinement pour les « pieds noirs » et les harkis, de traumatismes pour les acteurs du conflit. Cette guerre coloniale a aussi été à l’origine d’un changement politique majeur avec le retour au pouvoir du général de Gaulle et la création de la V République. Mais, aujourd’hui encore, les passions et les incompréhensions sont toujours vives de chaque côté de la Méditerranée malgré 132 ans d’histoire partagée.

 

 

 

Schema-de-la-decolonisation.jpg

 

 

 

 

 

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Par M. Martineau - Publié dans : Cours 1ère
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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 14:02

 

 

 

II. Pourquoi assistes-t-on à l’enlisement dans une « guerre sans nom » ?

 

A. Comment s’effectue l’escalade vers la guerre ?

 

Texte 2 page 298 : « L’Algérie c’est la France »

Photographie 3 page 299 : L’arrivée des soldats français en Algérie

+ Chronologie page 298

Question 3 page 299 : Quelle est la réaction des autorités françaises aux attentas de la Toussaint ? Comment est-elle justifiée ?

 

_ Une escalade vers la guerre : Après les attentats de la « Toussaint rouge » du 1 novembre 1954 et la proclamation du FLN les gouvernements français mettent en place des mesures de « pacification » : envoi de forces de polices puis de militaires en 1956. L’Etat d’urgence est décrété en 1955.  La répression est de plus en plus violente (tortures).

 

( Récit : Le président du Conseil Pierre Mendès France envoie des renforts de police et proposent des réformes qui sont rejetées par l’assemblée nationale. L’année suivante, le gouverneur général Jacques Soustelle tente également de mettre en place des réformes, mais les « massacres du Constantinois » font plus d’une centaine de victimes européens et de musulmans autour de Philippeville et la répression s’organise contre l’Armée de libération nationale (ALN)

Les premiers appelés du contingent sont envoyés en Algérie tandis que les violences se multiplient : les massacres perpétrés à l’initiative du FLN frappent des européens et des musulmans accusés de « collaboration ». La répression française fait des milliers de morts. Si les attentats de 1954 ont suscité peu d’écho en métropole, l’Algérie est au coeur de la campagne électorale de 1955.

C’est sous le gouvernement de Guy Mollet que l’assemblée nationale vote en 1956 les « pouvoirs spéciaux » pour rétablir l’ordre en Algérie : les « opérations de maintien de l’ordre » commencent. Les médias pour leur part évoquent pudiquement les « événements » d’Algérie. En réalité, deux ans après la fin de la guerre d’Indochine, la France mène une nouvelle guerre coloniale.)

  

 

B. Pourquoi assistes-t-on à trois guerres en une seule ?

 

1. Une guerre franco-algérienne

 

Photographie 3 page 299 : L’arrivée des soldats français en Algérie

+ Chronologie page 298

Question 3 page 299 : Quelle est la réaction des autorités françaises aux attentats de la Toussaint ?

Des soldats français sont envoyés en nombre croissant en Algérie pour lutter contre les indépendantistes.

_ Des forces de police puis à partir de 1956 les militaires du contingent mènent des opérations de maintien de l’ordre contre les Fellaghas. Les militaires du contingent sont de jeunes Français de métropoles envoyés combatte en Algérie dans le cadre de leur service militaire (2 millions entre 1956 et 1962).

_ Les opérations de maintien de la paix s’intensifient pour devenir des opérations de guerre. Mais c’est une « guerre sans nom » car le gouvernement refuse de reconnaître la réalité d’une nouvelle guerre coloniale (l’expression « guerre d’Algérie » n’est reconnu par la France qu’en 1999).

_ Le ratissage des campagnes algériennes est pratiqué par l’armée et les harkis malgré les embuscades. En janvier-octobre 1957 se déroule la bataille d’Alger pour démanteler le FLN. Des attentats à la bombe dans les lieux publics sont réalisés par l’ALN (800 attentats à Alger en 1957), des actes de tortures par les militaires français… L’armée française est victorieuse sur le terrain.

Fellaghas (p. 303) : Terme arabe signifiant « coupeurs de routes » ou « bandits de grand chemin » utilisé par les Français pour désigner les membres du FLN.

 

 

* Lien INA (5 min 49) Interview Henri Alleg : http://www.ina.fr/video/1757741001011

* Lien Ina (3 min 32 à 6 min 10extrait du film La Question) :

 http://www.ina.fr/video/I05152048

 

Texte 7 page 300 : La pratique de la torture par l’armée française

Dans quels buts sont pratiqués les actes de tortures ?

Les actes de tortures sont pratiqués par des militaires français dans le but d’obtenir des renseignements.

_ Les violences sont intenses de chaque côté : mutilations de soldats Français et attentats contre les civils par les Fellaghas, torture (« gégène ») et assassinat politique par les parachutistes.

_ D’autres méthodes sont aussi employées par les chefs militaires français : le détournement d’un avion marocain pour capturer des dirigeants du FLN et le bombardement du village tunisien de Sakhiet (1958).

 

 

Texte 9 page 301 : la manifestation du 17 octobre 1961 : la guerre touche la métropole

Comment la violence est-elle présente sur le territoire de la métropole ?

_ La violence s’étend à la métropole : le 17 octobre 1961, la police parisienne se livre à une « ratonnade » après avoir dispersé une manifestation organisée par le FLN parisien pour protester contre le couvre-feu imposé aux Algériens de France. La répression ordonnée par le préfet de police Maurice Papon fait des dizaines de morts et des centaines de blessés.

 

2. Une guerre algéro-algérienne…

 

Texte 6 page 300 : Une guerre civile entre Algériens

Quelle est la motivation de la lutte entre courants nationalistes ? Quelles sont les formes de cette lutte ?

* Des mouvements nationalistes sont rivaux comme le MNA et le FLN. Ils s’affrontent entre eux pour s’assurer l’obéissance des populations. Le FLN multiplie les actes de violences et assassinats punir ceux qui ne les soutiennent pas.

* La lutte du FLN contre le MNA prend la forme de tracts de propagandes et de meurtres (« condamnation à mort » l. 17-18) commis par le bras armé du FLN, l’ALN.

 

_ La guerre en Algérie opposent les Algériens entre eux.

* Les mouvements nationalistes rivaux comme le MLA et le FLN s’opposent à travers des assassinats en Algérie et dans la métropole, par du racket exercé sur les 300 000 immigrés algériens installés dans la métropole.

* Les Algériens en faveur de la France s’opposent aux indépendantistes, luttant aux côtés de la France comme les harkis.

Harkis (p. 303) : Algériens musulmans servant comme auxiliaires dans l’armée française contre le FLN.

 

3. Une guerre franco-française…

 

Photographie 5 page 299 : Les partisans de l’Algérie française

Photographie 8 page 300 : Les attentats de l’OAS

+ Chronologie page 298

Question 6 page 299 : Comment les partisans de l’Algérie française  manifestent-ils leur mécontentement face à la politique d’autodétermination proposée par de Gaulle ?

 _ Face à l’enlisement du conflit le général de Gaulle propose des solutions politiques pouvant conduire à l’indépendance de l’Algérie. Des partisans de l’Algérie française réagissent par des actions violentes :

* construction de barricades à Alger lors de la semaine des barricades (24 janvier-1er février 1960) ;

* fondation de l’OAS en février 1961 et actes terroristes en Algérie et en France ;

*  tentative de putsch par quatre généraux à Alger les 25 et 26 avril 1961.

OAS (Organisation armée secrète) (p. 303) : Organisation terroriste et clandestine (février 1961-juin 1962) regroupant des civils français d’Algérie et des militaires déserteurs pour empêcher les négociations entre le gouvernement et le FLN et l’application des accords d’Evian.

 

Par M. Martineau - Publié dans : Cours 1ère
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