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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 00:37

 

 

HISTOIRE DE L’ART

 

ANALYSE D’UNE CARICATURE :

LA PAIX CHASSEE DU PARADIS PAR LE GENERAL MARSHALL

 

Caricature-La-paix-chassee-du-paradis-par-le-general-Mar.jpg

 

 

 

 

 

 

Exploitation caricature contre le plan Marshall 

1. Présenter le document (NADA : Nature, auteur, date avec contexte, analyse).

 

 

 

2. Qui représente les Etats-Unis ? Qui représente l’URSS ?

 

 

 

3. Expliquer les allusions à l’arsenal américain (cercles).

 

 

 

4. Identifier les alliés et les soutiens des Etats-Unis en complétant les étiquettes.

 

 

 

5. Quels défauts, réels ou exagérés, des Etats-Unis sont exposés ici ?

 

Par M. Martineau - Publié dans : Histoire des arts
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 00:52

 

MUTATIONS DES SOCIETES DEPUIS 1850

L’immigration et la xénophobie sont des thèmes évoqués par les chansons.

 

 

 

Chanson : le métèque

1. Montrez quels sont les stéréotypes de l’immigré et de l’étranger repris dans cette chanson pour l’origine du métèque, l’apparence physique, les occupations professionnelles et autres.

 

Chanson l’Aziza

2. Quelles sont les attitudes qui montrent le rejet de la jeune fille ?

3. Sur quelle particularité physique la xénophobie s’appuie-t-elle ? A quoi cette particularité physique est-elle comparée ? Pourquoi ?

 

Le Métèque (1969) de Georges Moustaki

http://www.youtube.com/watch?v=BJTSNI2-9Tc&feature=related

 

http://www.dailymotion.com/video/x1k3vw_le-meteque_music#rel-page-3

 

L’Aziza de 1985 de Daniel Balavoine

 

http://www.dailymotion.com/video/x9eeo_daniel-balavoine-laziza

 

http://www.youtube.com/watch?v=obBC7MnKydY&feature=related

 

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir

Petite rue de Casbah au milieu de Casa
Petite brune enroulée d'un drap court autour de moi
Ses yeux remplis de pourquoi cherchent une réponse en moi

Elle veut vraiment que rien ne soit sur dans tout ce qu'elle croit

Ta couleur et tes mots tout me va
Que tu vives ici ou là-bas

Danse avec moi
Si tu crois que ta vie est
la
Ce n'est pas un problème pour moi
L'Aziza, Je te veux si tu veux de moi

Et quand tu marches le soir ne trembles pas a- a-
Laisse glisser les mauvais regards qui pèsent sur toi L'Aziza

ton étoile jaune c'est ta peau tu n'as pas le choix
Ne la porte pas comme on porte un fardeau ta force c'est ton droit

Ta couleur et tes mots tout me va

Danse avec moi
Que tu vives ici ou là-bas
Ce n'est pas un problème pour moi
L'Aziza, Si tu crois que ta vie est
la
Il n'y a pas de loi contre ça
L'Aziza, fille enfant de prophète roi
Ta couleur et tes mots tout me va

 

Par M. Martineau - Publié dans : Histoire des arts
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 00:45

 

 

LA GUERRE FROIDE A TRAVERS LES CHANSONS

 

 

QUESTIONS

1. Quelles sont les deux catégories de bombes citées ?

2. Quelles sont les caractéristiques techniques de la bombe ? Quels sont les problèmes techniques qui peuvent être rencontrés dans sa réalisation ?

3. Quelle vision a Boris Vian du rapport des chefs d’Etat envers les bombes nucléaires ?

 

La Java des bombes atomiques de Boris Vian

 

http://www.youtube.com/watch?v=eryzp0Pklc8&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=clXV8Lb2XLU&feature=related

 

A mesure que je deviens vieux
Je m'en aperçois mieux
J'ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux, disons le mot
C'est même plus un cerveau
C'est comme de la sauce blanche

Voilà des mois et des années
Que j'essaye d'augmenter
La portée de ma bombe
Et je ne me suis pas rendu compte
Que la seule chose qui compte
C'est l'endroit où ce qu'elle tombe

Y'a quelque chose qui cloche là-dedans,
J'y retourne immédiatement

Sachant proche le résultat
Tous les grands chefs d'État
Lui ont rendu visite
Il les reçut et s'excusa
De ce que sa cagna
Était aussi petite

Mais sitôt qu'ils sont tous entrés
Il les a enfermés
En disant "Soyez sages!"
Et, quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n'en est rien resté

Tonton devant ce résultat
Ne se dégonfla pas
Et joua les andouilles
Au tribunal on l'a traîné
Et devant les jurés
Le voilà qui bafouille

Messieurs, c'est un hasard affreux
Mais je jure devant Dieu
Qu'en mon âme et conscience
En détruisant tous ces tordus
Je suis bien convaincu
D'avoir servi la France

On était dans l'embarras
Alors on le condamna
Et puis on l'amnistia
Et le pays reconnaissant
L'élu immédiatement
Chef du gouvernement

Mon oncle, un fameux bricoleur
Faisait en amateur
Des bombes atomiques
Sans avoir jamais rien appris
C'était un vrai génie
Question travaux pratiques

Il s'enfermait toute la journée
Au fond de son atelier
Pour faire des expériences
Et le soir il rentrait chez nous
Et nous mettait en transe
En nous racontant tout

Pour fabriquer une bombe A
Mes enfants, croyez-moi
C'est vraiment de la tarte
La question du détonateur
Se résout en un quart d'heure
C'est de celles qu'on écarte

En ce qui concerne la bombe H
C'est pas beaucoup plus vache
Mais une chose me tourmente
C'est que celles de ma fabrication
N'ont qu'un rayon d'action
De trois mètres cinquante

Y'a quelque chose qui cloche là-dedans
J'y retourne immédiatement

Il a bossé pendant des jours
Tachant avec amour
D'améliorer le modèle
Quand il déjeunait avec nous
Il avalait d'un coup
Sa soupe au vermicelle

On voyait à son air féroce
Qu'il tombait sur un os
Mais on n'osait rien dire
Et puis un soir pendant le repas
Voilà tonton qui soupire
Et qui nous fait comme ça

Par M. Martineau - Publié dans : Histoire des arts
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 12:13

 

 

 

 

 

 

Questions :

1. Dans la chanson Nuit et Brouillard, expliquez les conditions de départ des camps d’internement vers les camps de la mort nazis.

2. Qu’indique le deuxième complet sur la diversité des déportés ? Quelle catégorie de population est davantage déportée ? En quoi ce vers est-il un appel à la tolérance ?

3. Quelles sont les conditions de détentions ?

4. En quoi Jean Ferrat exprime-t-il un devoir de mémoire à travers cette chanson ?

 

5. Dans la chanson Le chant des Partisans, quels sont les groupes professionnels cités dans le premier couplet ? En quoi est-ce important ?

6. Dans le deuxième couplet indiquez les activités de la résistance.

 

  

 

 

(Récitation dans le site de l’INA : http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/AFE01000681/la-rose-et-le-reseda.fr.html )

 

La Seconde Guerre mondiale à travers les chansons

Nuit et brouillard chantée par Jean Ferrat

http://www.dailymotion.com/video/x7gk0t_nuit-et-brouillard-jean-ferrat_music#rel-page-14

 

Attention certaines images peuvent choquer :

http://www.dailymotion.com/video/xckc8e_jean-ferrat-nuit-et-brouillard_music

Le chant des partisans, paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon

http://www.youtube.com/watch?v=gredLXwLSpA&feature=related

 

Lien avec un site :

http://lewebpedagogique.com/lapasserelle/2011/01/17/histoire-des-arts-le-chant-des-partisans/

 

1. Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres tremblants dans ces wagons plombés 
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été.

2. La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour une heure obstinément
Combien de tours de roues d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir.
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus Jehovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux.


3. Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

4. On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter
L'ombre s'est faite humaine aujourd'hui c'est l'été
Je twisterai les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez.

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...

La Seconde Guerre mondiale à travers les chansons

La rose et le réséda, paroles de Louis Aragon

http://www.youtube.com/watch?v=pwH11GMx9Qo&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=Gq01vENbmPc

Lien site http://www.bacdefrancais.net/roseetreseda.php

Né en 17 à Leidenstadt, de J.-J. Goldman

http://www.dailymotion.com/video/xzox5_ne-en-17-a-leidenstadt_music

 

http://www.dailymotion.com/video/x5zg90_fredericks-goldman-jones-ne-en-17-a_music#rel-page-15

 Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda

Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d’un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été allemand ?
Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent
Si j’avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d’une foi, d’une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main
Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant
On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau
S’il fallait plus que des mots ?
(au Refrain)
Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D’avoir à choisir un camp

 

Par M. Martineau - Publié dans : Histoire des arts
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 00:11

 

 

 

Questions :

 

1) Dans la chanson de Boris Vian indiquez quels sont les produits phares de la société de consommation. Lesquels ne sont pas indiqués ?

2) Quel effet produit l'accumulation d'énumération d'objets ?

3) Quel est le sens de la chanson de Boris Vian ?

 

4) Dans la chanson de Jean-Jacques Goldman expliquez ce que la phrase "Les supermarchés mes temples à moi " rèvèle de la société de consommation de masse.

5) En quoi cette chanson est-elle aussi une critique de la télévision ?

La société de consommation à travers les chansons

La complainte du progrès chantée par Boris Vian

http://www.youtube.com/watch?v=sKziJEi1kvk

 

http://www.youtube.com/watch?v=K8OgFHhBJ1g&feature=related

Les Choses de Jean-Jacques Goldman

http://www.youtube.com/watch?v=7oNV2KIhYko

 

http://www.wat.tv/video/jean-jacques-goldman-choses-1qi9w_2g7bz_.html

Autrefois pour faire sa cour
On parlait d'amour
Pour mieux prouver son ardeur
On offrait son coeur
Maintenant c'est plus pareil
Ça change ça change
Pour séduire le cher ange
On lui glisse à l'oreille

Ah Gudule, viens m'embrasser, et je te donnerai...
Un frigidaire, un joli scooter, un atomixer
Et du Dunlopillo
Une cuisinière, avec un four en verre
Des tas de couverts et des pelles à gâteau !
Une tourniquette pour faire la vinaigrette
Un bel aérateur pour bouffer les odeurs
Des draps qui chauffent
Un pistolet à gaufres
Un avion pour deux
Et nous serons heureux !

Autrefois s'il arrivait
Que l'on se querelle
L'air lugubre on s'en allait
En laissant la vaisselle
Maintenant que voulez-vous
La vie est si chère
On dit : "rentre chez ta mère"
Et on se garde tout

Ah Gudule, excuse-toi, ou je reprends tout ça...
Mon frigidaire, mon armoire à cuillères
Mon évier en fer, et mon poêle à mazout
Mon cire-godasses, mon repasse-limaces
Mon tabouret-à-glace et mon chasse-filous !
La tourniquette à faire la vinaigrette
Le ratatine-ordures et le coupe friture

Et si la belle se montre encore rebelle
On la fiche dehors, pour confier son sort...
Au frigidaire, à l'efface-poussière
A la cuisinière, au lit qu'est toujours fait
Au chauffe-savates, au canon à patates
A l'éventre-tomate, à l'écorche-poulet !

Mais très très vite
On reçoit la visite
D'une tendre petite
Qui vous offre son coeur
Alors on cède
Car il faut qu'on s'entraide
Et l'on vit comme ça jusqu'à la prochaine fois
Et l'on vit comme ça jusqu'à la prochaine fois
Et l'on vit comme ça jusqu'à la prochaine fois !

Si j'avais si j'avais ça
Je serais ceci je serais cela
Sans chose je n'existe pas
Les regards glissent sur moi
J'envie ce que les autres ont
Je crève de ce que je n'ai pas
Le bonheur est possession
Les supermarchés mes temples à moi

Dans mes uniformes, rien que des marques identifiées
Les choses me donnent une identité

Je prie les choses et les choses m'ont pris
Elles me posent, elles me donnent un prix
Je prie les choses, elles comblent ma vie
C'est plus 'je pense' mais 'j'ai' donc je suis

Des choses à mettre, à vendre, à soumettre
Une femme objet qui présente bien
Sans trône ou sceptre je me déteste
Roi nu, je ne vaux rien

J'ai le parfum de Jordan
Je suis un peu lui dans ses chaussures
J'achète pour être, je suis
Quelqu'un dans cette voiture
Une vie de flash en flash
Clip et club et clop et fast food
Fastoche speed ou calmant
Mais fast, tout le temps zap le vide
Et l'angoisse

Plus de bien de mal, mais est-ce que ça passe à la télé
Nobel ou scandale ? On dit 'V.I.P'

Je prie les choses et les choses m'ont pris
Elles me posent, elles me donnent un prix
Je prie les choses, elles comblent ma vie
C'est plus 'je pense' mais 'j'ai' donc je suis

Des choses à mettre, à vendre, à soumettre
Une femme objet qui présente bien
Sans trône ou sceptre je me déteste
Roi nu, je ne vaux rien

Je prie les choses et les choses m'ont pris
Elles me posent, elles me donnent un prix
Je prie les choses, elles comblent ma vie
C'est plus 'je pense' mais 'j'ai' donc je suis

Un tatouage, un piercing, un bijou
Je veux l'image, l'image et c'est tout
Le bon 'langage' les idées 'qu'il faut'
C'est tout ce que je vaux

 

Par M. Martineau - Publié dans : Histoire des arts
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